O\u00f9 atterrir ?<\/strong><\/p>\nEnfin ! Voici les g\u00e9ographes redescendus sur terre. Apr\u00e8s les variations climatiques et leurs hypoth\u00e8ses controvers\u00e9es, l\u2019invita#on pour 2024 les contraint \u00e0 crapahuter sur la cro\u00fbte terrestre, ses min\u00e9raux, ses oxydes, l\u2019eau qui ravine ou qui dissout le karst, ses champignons et ses arch\u00e9obact\u00e9ries, voire le microbiote v\u00e9g\u00e9tal\u2026 Il faut dire que notre pauvre plan\u00e8te en voit de toutes les couleurs !<\/p>\n
Depuis l\u2019odyss\u00e9e d\u2019Homo Sapiens sorti d\u2019Afrique et rencontrant sans doute N\u00e9andertal il y a 40 000 ans, notre esp\u00e8ce humaine n\u2019a pas lambin\u00e9. Le n\u00e9olithique a bien signifi\u00e9 la mise en place de pratiques agricoles, mais attention, pas de billeves\u00e9es, les probl\u00e8mes n\u2019ont cess\u00e9 de s\u2019aggraver depuis.<\/p>\n
Les pal\u00e9oanthropologues notent des famines d\u00e8s le N\u00e9olithique(1) du fait que les aliments sont moins vari\u00e9s, nutritonnellement plus pauvres. Les premi\u00e8res zoonoses, li\u00e9es \u00e0 la quasi-immixtion entre chasseurs cueilleurs et animaux, vont impacter l\u2019humanit\u00e9 : la variole, la rougeole, la l\u00e8pre, les salmonelloses, la typho\u00efde, la syphilis, la peste d\u00e9ciment les populations. Aujourd\u2019hui, on sait que l\u2019agriculture \u00e9met de gigantesques volumes de gaz \u00e0 effet de serre, lors de la combustion des for\u00eats sempervirentes. Les bovins \u00e9me0ent du m\u00e9thane. L\u2019\u00e9levage industriel contamine l\u2019eau et les sols avec les antibiotiques et autres hormones de croissance rejet\u00e9s par les b\u00eates.<\/p>\n
Mais voyons le verre \u00e0 moiti\u00e9 plein. Les chercheurs se mobilisent en symposiums et congr\u00e8s pour faire \u00e9voluer les pratiques : le lisier et les fientes peuvent \u00eatre trait\u00e9s. De un \u00e0 mille engrais animaux, rien ne vaut le fumier avec une bonne paille riche en azote, c\u2019est cent-vingt fois ce qu\u2019il faut pour un jardin potager. Surtout si l\u2019on veut de beaux potimarrons orange ou des butternuts vert clair. Quel que soit le contexte, on trouve toujours un exutoire aux probl\u00e8mes pos\u00e9s par une trop forte emprise chimique sur la terre.<\/p>\n
Faisons le pari que, ici, les D\u00e9odatiens ont tous les pieds sur terre. On les imagine promener leurs bouledogues, leurs bassets et leurs braques dans les sapini\u00e8res et les pessi\u00e8res. Et, s\u2019ils d\u00e9ambulent dans une h\u00eatraie \u00e0 la Toussaint, que les feuilles virent au rouge sous l\u2019effet d\u2019une diminution de la chlorophylle, mais aussi de l’accumula#on des tannins(2), alors les voici transport\u00e9s, faisant des selfies pour narguer les citadins rest\u00e9s dans leur chaudron de gaz carbonique… A moins qu\u2019ils ne soient devenus des gyrovagues aggravant leur bilan carbone dans les avions, auquel cas, ce FIG leur est vraiment d\u00e9di\u00e9. Qu\u2019on le clame sur tous les chaumes vosgiens !<\/p>\n
J.J.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"
La dict\u00e9e de G\u00e9ographie, qui a lieu lors du Festival International de G\u00e9ographie de Saint-Di\u00e9-des-Vosges, est l’occasion de mettre \u00e0 […]<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":68970,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[460,167,18],"tags":[4474,14898,14919,3082,14920],"acf":[],"yoast_head":"\n
FIG \u2013 Les r\u00e9sultats de la dict\u00e9e de G\u00e9ographie 2024 - Saint Die Info<\/title>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n