<\/a><\/p>\nLes d\u00e9monstrations culinaires font leur retour pour ce 35e Festival International de G\u00e9ographie de Saint-Di\u00e9-des-Vosges. Ce vendredi en toute fin de matin\u00e9e, les lyc\u00e9es des m\u00e9tiers de Contrex\u00e9ville et agricole de Mirecourt ont concoct\u00e9 des p\u00e2tes tagliatelles, \u00e0 la farine de lentilles et aux figues.<\/h2>\n
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La recette n’a pas \u00e9t\u00e9 choisie par hasard, car elle fait r\u00e9f\u00e9rence, sous forme de jeu de mot, au Projet Alimentaire Territorial \u2013 PAT \u2013 et au Festival International de G\u00e9ographie \u2013 FIG. L’id\u00e9e \u00e9tant, \u00e0 travers l’angle culinaire, d’\u00e9voquer les enjeux de l’alimentation dans les Vosges \u00e0 l’heure du r\u00e9chauffement climatique. Et par extension de toutes les cons\u00e9quences que ce changement engendre sur l’agriculture dans le d\u00e9partement.<\/p>\n
Comme l’a pr\u00e9cis\u00e9 Pierre Guillemin, de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement \u2013 INRAE \u2013 \u00ab la d\u00e9monstration de ce matin s’inscrit dans le cadre du projet \u00ab Menu 2050 \u00bb, sur lequel travaillent les 2 lyc\u00e9es depuis fin 2022. L’objectif de ce projet est de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 une prospective alimentaire, sur comment cuisiner dans les Vosges en 2050 avec le changement climatique. \u00bb<\/p>\n
Un projet auquel s’est associ\u00e9 le PAT du Pays de la D\u00e9odatie, des GAEC et fermes vosgiennes. Car les circuits courts sont l’une des cl\u00e9s de la transition alimentaire. Les l\u00e9gumineuses, comme les lentilles et les pois carr\u00e9s, en sont une autre. Si le pois carr\u00e9, ou gesse commune, n’est pas \u2013 encore ? \u2013 tr\u00e8s populaire dans les assiettes vosgiennes, il se montre id\u00e9al pour faire face au r\u00e9chauffement des temp\u00e9ratures. Car le pois carr\u00e9 pousse naturellement dans le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, dans des conditions particuli\u00e8rement chaudes et s\u00e8ches. L’autre enjeu des l\u00e9gumineuses, outre leur r\u00e9silience, est de diversifier les sources d’apport de prot\u00e9ines. Ce qui r\u00e9pond \u00e0 la fois \u00e0 une probl\u00e9matique de sant\u00e9 publique et d’environnement.<\/p>\n
J.J<\/p>\n\n\t\t