Du 1er au 29 juillet, les \u00e9l\u00e8ves du CEPAGRAP exposent dans la Galerie d’Art et la grande salle de travail de l’Espace des Arts Plastiques d\u00e9odatien. Gravure, dessin, peinture, sculpture, photographie… leurs travaux sont r\u00e9unis sous un seul et m\u00eame th\u00e8me, choisi d\u00e8s le d\u00e9but d’ann\u00e9e : \u00ab\u00a0Derri\u00e8re la for\u00eat\u00a0\u00bb. Entr\u00e9e libre du mardi au samedi, de 15h \u00e0 19h.<\/span><\/strong><\/h2>\n<\/p>\n
Derri\u00e8re, la for\u00eat.<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\nCe \u00ab\u00a0derri\u00e8re\u00a0\u00bb et sa virgule me fait penser tout d\u2019abord \u00e0 une fronti\u00e8re, une limite, une lisi\u00e8re. Mais ce \u00ab\u00a0derri\u00e8re\u00a0\u00bb\u00a0implique tout de suite un devant, une pr\u00e9sence en avant de. Dans tous les cas, avec ces deux termes, il me manque quelque chose qui ne se d\u00e9voile pas ou qui est volontairement cach\u00e9. La pr\u00e9sence de la for\u00eat renforce ce sentiment parce que cette derni\u00e8re peut \u00eatre \u00e0 la fois accueillante et ou angoissante.<\/span><\/span><\/p>\nDans la pens\u00e9e indienne, il est dit que les for\u00eats sont douces lorsque le monde n\u2019y entre pas. La for\u00eat devient un refuge. Au Japon, on peut prendre des bains de for\u00eat et appr\u00e9cier le komorebi, en go\u00fbtant la lumi\u00e8re tamis\u00e9e, douce et singuli\u00e8re qui filtre \u00e0 travers le feuillage des arbres et danse sur le sol au gr\u00e9 des vents.<\/span><\/span><\/p>\nLa for\u00eat est aussi compar\u00e9e \u00e0 la chevelure de la montagne qui accueille la pluie et devient l\u2019interm\u00e9diaire entre le ciel et la terre. Face \u00e0 cette s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, la for\u00eat peut aussi \u00eatre angoissante car elle est sauvage, elle est le lieu inqui\u00e9tant des contes de notre enfance. Elle est toujours habit\u00e9e et lorsque rien ne bouge, dans son obscurit\u00e9, il subsiste un silence murmurant. La for\u00eat est donc toujours pr\u00e9sente m\u00eame si on ne la voit pas, sa force et son \u00e9nergie irrigue le monde, nourrit et prot\u00e8ge le monde car elle nous apporte le souffle et transforme la lumi\u00e8re en vie.<\/span><\/span><\/p>\nCette for\u00eat myst\u00e9rieuse cache l\u2019arbre plut\u00f4t que l\u2019inverse. L\u2019arbre, cette pr\u00e9sence \u00e9ternelle avec son grand \u00e2ge qui met l\u2019homme en face de sa propre mortalit\u00e9. Cet arbre vit \u00e0 la fronti\u00e8re du ciel et de la terre, entre l\u2019organique et l\u2019inorganique. Toute sa vie, il continue de grandir, il est l\u2019artiste du corps, qu\u2019il ne cesse de ciseler. Dans l\u2019arbre, le pass\u00e9 et le futur sont voisins. Alors, \u00e0 l\u2019avant de cette proposition\u00a0: Derri\u00e8re la for\u00eat, j\u2019aurais envie de mettre tout ce que l\u2019arbre m\u2019apporte chaque jour, par sa pr\u00e9sence, sa verticalit\u00e9, son espoir, son \u00e9lancement, sa fluidit\u00e9, sa lumi\u00e8re et son ombre.<\/span><\/span><\/p>\nEmmanuel Antoine, directeur du CEPAGRAP.
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