Comme pour chaque d\u00e9pouille de loup, l\u2019Office fran\u00e7ais de la biodiversit\u00e9 (OFB) en charge du suivi de l\u2019esp\u00e8ce en France, a demand\u00e9 une analyse g\u00e9n\u00e9tique conduite par son laboratoire partenaire ANTAGENE. Les r\u00e9sultats ont montr\u00e9 une signature g\u00e9n\u00e9tique typique des populations de loups d\u2019Europe centrale et de la Baltique (haplotype W1 selon PILOT, 2010) et non de la souche franco-italienne pr\u00e9sente historiquement sur le territoire fran\u00e7ais depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90.<\/p>\n
Gr\u00e2ce \u00e0 une coop\u00e9ration scientifique internationale, la comparaison de l\u2019empreinte g\u00e9n\u00e9tique de cet animal avec la base de donn\u00e9es du consortium \u00ab Central European Wolf \u00bb (CE Wolf), en charge du suivi de l\u2019esp\u00e8ce pour cette partie de l\u2019Europe, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que ce loup \u00e9tait identique \u00e0 l\u2019individu connu sous le code GW1554m.<\/p>\n
Les techniques de suivi mol\u00e9culaire non invasives ont permis aux biologistes de diff\u00e9rents pays du nord de l\u2019Europe de retracer l\u2019histoire de vie de ce loup disperseur, depuis l\u2019Allemagne jusqu\u2019en France en passant par les Pays-Bas et la Belgique.<\/p>\n
Cet individu est n\u00e9 en 2019 dans la meute de Herzlake en Basse-Saxe (Allemagne) pr\u00e8s de Meppen, et a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 partir d\u2019un \u00e9chantillon d\u2019excr\u00e9ments le 1er janvier 2020. A travers l\u2019analyse des pedigrees des loups connus dans la base de donn\u00e9es du CE Wolf, les anc\u00eatres de cet animal, appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes meutes d\u2019Allemagne et de Pologne, ont \u00e9t\u00e9 trac\u00e9s sur trois g\u00e9n\u00e9rations. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 ensuite \u00e0 plusieurs reprises sur des moutons tu\u00e9s en Basse Saxe et en Br\u00e8me entre f\u00e9vrier et avril 2020. Dans la seconde moiti\u00e9<\/p>\n