Photo par JCB<\/em><\/span><\/p>\n On sait qu\u2019au milieu du XV\u00e8me si\u00e8cle, \u00e0 Mayence, Johannes Gutenberg a mis au point une innovation technique r\u00e9volutionnaire pour la diffusion du livre, l\u2019imprimerie typographique, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de ses caract\u00e8res mobiles en plomb. Mais sait-on qu\u2019une seconde grande \u00e9volution a marqu\u00e9 l\u2019histoire de l\u2019imprimerie, cette fois \u00e0 la fin du XVIII\u00e8me si\u00e8cle\u00a0? A Munich, Aloys Senefelder a invent\u00e9, d\u00e9velopp\u00e9 et diffus\u00e9 dans toute l\u2019Europe un nouveau proc\u00e9d\u00e9 d\u2019impression, la lithographie.<\/p>\n Moins consid\u00e9rable que la r\u00e9volution op\u00e9r\u00e9e par Gutenberg en inventant l\u2019imprimerie typographique au XV\u00e8me si\u00e8cle, la lithographie, qui lui a succ\u00e9d\u00e9 quatre si\u00e8cles plus tard, m\u00e9rite cependant d\u2019\u00eatre mise en lumi\u00e8re. En effet, tout au long du XIX\u00e8me si\u00e8cle et au d\u00e9but du XX\u00e8me, l\u2019impression chimique sur pierre va compl\u00e9ter utilement la typographie. Lors de la conf\u00e9rence, les co-auteurs du livre pr\u00e9cit\u00e9 commenceront par l\u2019invention de la En France, un peu plus tardivement, sont cr\u00e9\u00e9s deux premiers ateliers : en 1815 \u00e0 Mulhouse par Engelmann, puis en 1816 \u00e0 Paris par le comte de Lasteyrie. D\u2019autres \u00e9tablissements suivront en province, notamment en Lorraine : en 1821 \u00e0 Metz, en 1825 \u00e0 Nancy. Les auteurs \u00e9voqueront l\u2019\u00e9volution de la lithographie dans le d\u00e9partement des Vosges. Honneur sera fait aux pionniers spinaliens ; ils seront vite suivis dans l\u2019ensemble des principales cit\u00e9s vosgiennes. Apr\u00e8s Saint-Di\u00e9, Mirecourt et Neufch\u00e2teau, c\u2019est au tour de Remiremont, en 1842, d\u2019introduire l\u2019utilisation de l\u2019imprimerie lithographique. Fran\u00e7ois Bitterly, n\u00e9 \u00e0 Remiremont, ex professeur au Lyc\u00e9e J. Charles Pellerin d\u2019Epinal, a \u00e9t\u00e9 secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Ecomus\u00e9e de l\u2019Imagerie d\u2019Epinal, charg\u00e9 des recherches historiques. Alain Beretta, n\u00e9 \u00e0 Remiremont, est agr\u00e9g\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 et docteur \u00e8s lettres. Il a enseign\u00e9 en lyc\u00e9e \u00e0 Epinal tout en publiant plusieurs ouvrages sur la litt\u00e9rature ; il collabore r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 la revue p\u00e9dagogique \u201cL\u2019Ecole des lettres\u201d. A l\u2019issue de la conf\u00e9rence, les co-auteurs du livre d\u00e9dicaceront l\u2019ouvrage qui est propos\u00e9 au prix de 29 \u20ac. Format 24 x 27 cm, 180 pages et 190 illustrations.<\/p>\n <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Photo par JCB Ce\u00a0vendredi 3 f\u00e9vrier \u00e0 20h, au Centre Culturel Gilbert Zaug de Remiremont, la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire de Remiremont […]<\/p>\n","protected":false},"author":407,"featured_media":67361,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26,4,1556,35],"tags":[5461,44,32],"acf":[],"yoast_head":"\n
<\/a><\/p>\nCe\u00a0vendredi 3 f\u00e9vrier \u00e0 20h, au Centre Culturel Gilbert Zaug de Remiremont, la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire de Remiremont invite Fran\u00e7ois Bitterly et Alain Beretta, co-auteurs du livre titr\u00e9 \u00ab\u00a0La Lithographie de sa cr\u00e9ation \u00e0 Munich aux Imageries d\u2019Epinal\u00a0\u00bb pour d\u00e9crypter ce proc\u00e9d\u00e9 d\u2019impression et son historique, notamment dans les Vosges.<\/strong><\/span><\/h2>\n
<\/a>lithographie \u00e0 Munich par Aloys Senefelder : il met au point l\u2019utilisation d\u2019une pierre calcaire comme support d\u2019impression, puis il n\u2019aura de cesse d\u2019am\u00e9liorer cette technique et ses possibilit\u00e9s. Assez vite, la lithographie va \u00eatre diffus\u00e9e en Europe tout au d\u00e9but du XIX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n
\nPuis l\u2019essentiel : l\u2019utilisation graphique de la lithographie dans la production imagi\u00e8re spinalienne. En 1853, l\u2019Imagerie Pellerin introduit ce proc\u00e9d\u00e9 qui affine le graphisme des images, en particulier gr\u00e2ce au talent artistique d\u2019un autre Spinalien, Charles Pinot. Ce dernier pensait \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 la direction du nouveau statut de Pellerin (Pellerin & Cie) en 1858, mais, \u00e9cart\u00e9, il fonde sa propre Imagerie (Pinot & Sagaire). S\u2019ensuit une concurrence qui, malgr\u00e9 des diff\u00e9rends, s\u2019av\u00e8re b\u00e9n\u00e9fique, tant pour la qualit\u00e9 artistique des images que pour leur orientation \u00e9ducative. Apr\u00e8s la mort de Pinot en 1874, son Imagerie est reprise par son neveu Charles Olivier-Pinot jusqu\u2019en 1888, ann\u00e9e o\u00f9 Pellerin & Cie la rach\u00e8te.<\/p>\n