Il n\u2019a pas fallut bien longtemps \u00e0 Marc Collas, de l\u2019Office fran\u00e7ais de la biodiversit\u00e9, pour attraper l\u2019une de ces \u00e9crevisses du pacifique qui pr\u00e9sentes en grand nombre dans les cours d\u2019eau vosgien. Simplement retourner un ou deux cailloux. L\u2019occasion de revenir sur cet enjeu de biodiversit\u00e9. Originaire des cours d’eau et des eaux stagnantes du nord-ouest de l’Am\u00e9rique du Nord, l\u2019esp\u00e8ce est consid\u00e9r\u00e9e en France comme invasive. Elle a \u00e9t\u00e9 introduite \u00ab\u00a0pour l\u2019\u00e9levage\u00a0\u00bb, au d\u00e9part. Cette esp\u00e8ce exotique est devenue envahissante pour les esp\u00e8ces indig\u00e8nes d’\u00e9crevisses. L’\u00e9crevisse europ\u00e9enne est plus petite, se d\u00e9fend moins bien en raison de pinces plus petites, grandit moins vite et est Ces derni\u00e8res, en effet, \u00ab sont tr\u00e8s tr\u00e8s agressives\u00a0\u00bb<\/em>, explique Marc Collas. Leur taille est par ailleurs tr\u00e8s importante. Un atout certain. \u00ab\u00a0Elles peuvent atteindre jusqu\u2019\u00e0 15 \/ 20 centim\u00e8tres\u00a0\u00bb<\/em>. Cette esp\u00e8ce d\u2019\u00e9crevisses pose donc un probl\u00e8me important pour la pr\u00e9servation des milieux aquatiques. \u00ab\u00a0Elle est capable de coloniser de nombreux milieux\u00a0\u00bb<\/em>. Et progresser jusqu\u2019\u00e0 trois kilom\u00e8tres par an environ. Les \u00e9crevisses du Pacifique sont par ailleurs porteuses d\u2019une maladie qui tue les \u00e9crevisses du continent. L’\u00e9crevisse de Californie est inscrite depuis 2016 dans la liste des esp\u00e8ces exotiques envahissantes pr\u00e9occupantes pour l\u2019UE. Cela signifie que cette esp\u00e8ce ne peut pas \u00eatre import\u00e9e, \u00e9lev\u00e9e, transport\u00e9e, commercialis\u00e9e. Apr\u00e8s capture, toute remise \u00e0 l\u2019eau est interdite.<\/p>\n
<\/a><\/p>\nIl y a quelques jours, le Pr\u00e9fet des Vosges organisait une r\u00e9union au bord de la Moselle, rue du pont du Cheneau \u00e0 Saint-Etienne-les-Remiremont, pour \u00e9voquer le probl\u00e8me de s\u00e9cheresse que traverse le d\u00e9partement cet \u00e9t\u00e9. Un autre sujet a alors \u00e9t\u00e9 abord\u00e9, presque par hasard, celui des esp\u00e8ces invasives.<\/strong><\/span><\/h2>\n
<\/a>moins f\u00e9conde et moins agressive. L\u00e0 o\u00f9 les deux esp\u00e8ces sont \u00ab mises en concurrence \u00bb pour les ressources du milieu, les autochtones se font remplacer par les \u00ab\u00a0nouvelles arrivantes\u00a0\u00bb.<\/p>\n