Catholique<\/span>-Caritas France publie\u00a0son rapport statistique\u00a0sur l\u2019\u00e9tat de la pauvret\u00e9 en France. Ce rapport est bas\u00e9 sur les statistiques r\u00e9alis\u00e9es en 2020 par les \u00e9quipes qui agissent sur le terrain aupr\u00e8s des personnes qui vivent les situations de pr\u00e9carit\u00e9 et de pauvret\u00e9. Le secours catholique alerte sur l\u2019augmentation de la pauvret\u00e9 et s\u2019inqui\u00e8te face \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire en 2020.\u00a0<\/strong><\/span><\/h2>\nPour 2020, l\u2019association a choisi de r\u00e9aliser une \u00e9tude compl\u00e9mentaire sur la question de\u00a0<\/strong>l\u2019aide alimentaire\u00a0qui a fortement mobilis\u00e9 ses acteurs en raison de la crise sanitaire. De cette \u00e9tude sont tir\u00e9s un certain nombre de constats qui permettent d\u2019\u00e9tayer des propositions que notre association souhaite partager, pour agir sur les facteurs qui cr\u00e9ent ou accentuent la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire, mais aussi pour d\u00e9velopper les conditions d\u2019un acc\u00e8s digne \u00e0 une alimentation durable et de qualit\u00e9 pour chacun.<\/span><\/p>\nSelon le Secours Catholique des Vosges, les ressources m\u00e9dianes, mensuelles, des\u00a0foyers\u00a0des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, b\u00e9n\u00e9ficiaires de l\u2019aide alimentaire\u00a0est de 400 euros (soit 116\u00a0 euros de moins qu\u2019au niveau national). Une somme qui ne cesse de baisser depuis deux ans.<\/span><\/p>\n9 700 personnes accompagn\u00e9es en 2020<\/span><\/h3>\nLes \u00e9quipes du secours Catholique ont ainsi accueilli et accompagn\u00e9 9 700 personnes en 2020, soit une diminution de 39% par rapport \u00e0 2019.\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons clairement assist\u00e9 \u00e0 un transfert d\u2019une partie de nos capacit\u00e9s d\u2019action des activit\u00e9s de groupe vers l\u2019accueil et l\u2019accompagnement individuel des m\u00e9nages avec un levier d\u2019aide alimentaire privil\u00e9gi\u00e9 car adapt\u00e9 aux besoins recens\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0expliquent les b\u00e9n\u00e9voles.<\/span><\/p>\nLa d\u00e9l\u00e9gation des Hauts-de-Lorraine est caract\u00e9ris\u00e9e par la surrepr\u00e9sentation des m\u00e9nages p\u00e9riurbains (40,2%) et issus de pays de l\u2019Europe de l\u2019Est (49%), par rapport \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9chantillon de l\u2019enqu\u00eate. Les m\u00e9nages rencontr\u00e9s sont \u00e9galement plus jeunes. La proportion de m\u00e8res isol\u00e9es est plus faible que celle de l\u2019ensemble des dossiers, mais on rencontre davantage de couples avec enfants. Finalement, les m\u00e9nages de la d\u00e9l\u00e9gation des Hauts-de-Lorraine sont plus pauvres en moyenne (400 euros de ressources m\u00e9dianes contre 516 euros pour l\u2019ensemble des dossiers enqu\u00eat\u00e9s) et l\u00e9g\u00e8rement moins ins\u00e9r\u00e9s sur le march\u00e9 du travail : 29,2% des m\u00e9nages touchent des revenus du travail contre 30,7% pour l\u2019\u00e9chantillon global.<\/span><\/p>\nIns\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/span><\/h3>\n86% des m\u00e9nages interrog\u00e9s d\u00e9clarent se trouver en situation d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire. 11% sont en ins\u00e9curit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re, 51% en ins\u00e9curit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e et 24% se d\u00e9clarent en ins\u00e9curit\u00e9 lourde. Ces chiffres sont l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux de l\u2019\u00e9chantillon total de l\u2019enqu\u00eate alimentaire : dans l\u2019ensemble, 9 m\u00e9nages attributaires de l\u2019aide alimentaire d\u2019urgence sur 10 souffrent d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 grave concerne plus du quart des m\u00e9nages interrog\u00e9s (27 %).<\/span><\/p>\n85% des m\u00e9nages pr\u00e9occup\u00e9s par les effets de l\u2019alimentation sur leur sant\u00e9<\/span><\/h3>\nLes personnes souffrant d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire craignent-elles que cela affecte leur sant\u00e9 et celle de leurs enfants ? Les donn\u00e9es recueillies dans le cadre de l\u2019enqu\u00eate compl\u00e9mentaire permettent de r\u00e9pondre \u00e0 cette question et de mesurer cette inqui\u00e9tude. Le r\u00e9sultat est sans appel : environ 85% des m\u00e9nages se disent pr\u00e9occup\u00e9s par les effets de l\u2019alimentation sur leur sant\u00e9. En outre, 43,8% d\u2019entre eux d\u00e9clarent que des probl\u00e8mes financiers les emp\u00eachent d\u2019y faire attention, tandis que le manque de temps ou d\u2019information ne semble pas repr\u00e9senter un obstacle significatif.<\/span><\/p>\nImpact du Covid-19 et du confinement<\/span><\/h3>\nLa p\u00e9riode de confinement du printemps 2020 a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par une forte baisse des revenus des m\u00e9nages, en particulier des m\u00e9nages les plus pr\u00e9caires, qui a pu cr\u00e9er ou augmenter le sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire des m\u00e9nages les plus d\u00e9favoris\u00e9s.<\/span><\/p>\nPour essayer de mieux comprendre l\u2019impact de la crise sanitaire sur les budgets des m\u00e9nages et sur la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire, certaines informations suppl\u00e9mentaires recueillies aupr\u00e8s des m\u00e9nages interrog\u00e9s sont pr\u00e9cieuses. Elles permettent notamment de comprendre dans quelle mesure le confinement du printemps 2020 a impact\u00e9 les ressources des m\u00e9nages qui se trouvent au bas de l\u2019\u00e9chelle sociale. Le graphique ci-dessus montre que 34% des m\u00e9nages interrog\u00e9s de la d\u00e9l\u00e9gation des Hauts-de-Lorraine ont subi une baisse des revenus (effet direct). Ce chiffre est sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne nationale, qui est de 28%. L\u2019effet indirect, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019impact sur le budget des m\u00e9nages avec des enfants de la fermeture des cantines scolaires est \u00e9galement important : 62% des m\u00e9nages de la d\u00e9l\u00e9gation des Hauts-de-Lorraine sont concern\u00e9s, contre 61% au niveau national.<\/span><\/p>\nEn conclusion les m\u00e9nages de la d\u00e9l\u00e9gation des Hauts-de-Lorraine ayant particip\u00e9 \u00e0 l\u2019enqu\u00eate sont moins urbains, plus pauvres que la moyenne nationale, et davantage issus de pays d\u2019Europe de l\u2019Est. Ils souffrent fortement d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire (bien qu\u2019elle soit l\u00e9g\u00e8rement moins r\u00e9pandue que dans l\u2019\u00e9chantillon total) et ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s affect\u00e9s par la crise du COVID-19, notamment par la perte de revenus comme par la fermeture des cantines.<\/span><\/p>\nC.K.N.\u00a0<\/span><\/p>\n <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"
Comme chaque ann\u00e9e, le\u00a0Secours\u00a0Catholique-Caritas France publie\u00a0son rapport statistique\u00a0sur l\u2019\u00e9tat de la pauvret\u00e9 en France. Ce rapport est bas\u00e9 sur les […]<\/p>\n","protected":false},"author":407,"featured_media":49197,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26,13,18],"tags":[3083,1932,32],"acf":[],"yoast_head":"\n
Le Secours catholique alerte : la pauvret\u00e9 augmente dans les Vosges - Remiremont Info<\/title>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n