Le 32\u00e8me Festival International de G\u00e9ographie de Saint-Di\u00e9-des-Vosges approche d\u00e9sormais \u00e0 grands pas, puisqu\u2019il se d\u00e9roulera les vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 octobre prochains.<\/strong><\/span><\/h2>\nA d\u00e9sormais moins d\u2019un mois de l\u2019ouverture de cette \u00e9dition 2021, dont les d\u00e9bats s\u2019articuleront autour du corps \u2013 le th\u00e8me \u2013 et l\u2019Europe \u2013 l\u2019espace g\u00e9ographique invit\u00e9 \u2013 la conf\u00e9rence nationale du festival s\u2019est tenue ce jeudi en milieu de matin\u00e9e au Centre National du Livre \u2013 CNL \u2013 de Paris, l\u2019un des principaux partenaires du FIG. Une conf\u00e9rence anim\u00e9e par le maire David Valence, la directrice et coordinatrice du FIG Victoria Kapps, le pr\u00e9sident de l\u2019ADFIG Thibaut Sardier, la directrice scientifique du festival Marion Tillous et le pr\u00e9sident du salon du livre Olivier Huguenot.<\/span><\/p>\nUn esprit originel conserv\u00e9<\/strong><\/span><\/h3>\nDavid Valence a insist\u00e9 sur ce point ce matin. L\u2019esprit originel du Festival International de G\u00e9ographie sera conserv\u00e9 encore cette ann\u00e9e, plus de 30 ans apr\u00e8s la cr\u00e9ation du festival en 1990 par Christian Pierret. Cet esprit originel, il est d\u2019affirmer la vision fran\u00e7aise de la G\u00e9ographie, mais aussi d\u2019\u00eatre en r\u00e9sonance imm\u00e9diate avec l\u2019actualit\u00e9.<\/span><\/p>\n\u00ab\u00a0Le FIG est l\u2019un des plus grands festivals de Sciences Humaines de notre pays. C\u2019est une v\u00e9ritable f\u00eate du savoir et un bel \u00e9v\u00e9nement populaire. Avec l\u2019Europe en tant qu\u2019invit\u00e9, nous sommes en plein de coeur de l\u2019actualit\u00e9. Il y a 10 ans, on avait l\u2019impression que l\u2019Europe n\u2019avan\u00e7ait plus, hormis \u00e0 mesure que s\u2019\u00e9largissait la zone de l\u2019Union Europ\u00e9enne. Aujourd\u2019hui, l\u2019Europe avance dans la crise. C\u2019est ensemble que les Etats membres ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019un grand plan de relance europ\u00e9en. Ce qui ne s\u2019\u00e9tait pas vu m\u00eame lors de la crise financi\u00e8re de 2008. C\u2019est une r\u00e9ussite indiscutable. Un cap a \u00e9t\u00e9 franchi dans la fa\u00e7on de fonctionner de l\u2019Europe\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0a soulign\u00e9 David Valence.<\/span><\/p>\nLe corps sous toutes ses formes<\/strong><\/span><\/h3>\nLa th\u00e9matique du corps sera d\u00e9clin\u00e9e sous toutes ses formes tout au long du festival. Le rapport du corps \u00e0 l\u2019espace physique et urbain \u2013 dont le rapport du corps \u00e0 la rue \u2013 le corps dans l\u2019h\u00f4pital, la place du corps dans l\u2019\u00e9cole, le corps pendant la crise sanitaire de la Covid-19 ou l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019espace en fonction du corps, sont quelques-unes des probl\u00e9matiques qui seront abord\u00e9es lors du festival d\u00e9but octobre.<\/span><\/p>\n\u00ab\u00a0Le corps n\u2019est pas un th\u00e8me auquel on pourrait s\u2019attendre en G\u00e9ographie. L\u2019\u00e9pid\u00e9mie de la Covid-19 nous a rappel\u00e9 que l\u2019on avait un corps. Les confinements nous ont montr\u00e9 que notre perception du monde peut-\u00eatre brutalement modifi\u00e9e. Nous voulons faire de ce FIG un moment o\u00f9 l\u2019on voit que des perceptions du monde diff\u00e9rentes peuvent cohabiter, de faire porter des voix diff\u00e9rentes par des g\u00e9ographes divers et multiples. La question du corps en G\u00e9ographie, c\u2019est aussi la mani\u00e8re dont les corps sont per\u00e7us, comment les attributs corporels sont utilis\u00e9s. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019espace n\u2019est pas le m\u00eame pour tous et pour toutes. Par exemple, une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019apartheid modifie, par le racisme, la perception de l\u2019espace. L\u2019enjeu de cette 32\u00e8me \u00e9dition, c\u2019est aussi fournir des armes pour penser la justice spatiale\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0a affirm\u00e9 pour sa part Marion Tillous, directrice scientifique du FIG.<\/span><\/p>\n