<\/a><\/p>\nCe vendredi soir, plusieurs rassemblements – dans la limite des mesures sanitaires impos\u00e9es- avaient lieu ici et l\u00e0 dans le d\u00e9partement \u00e0 l’initiative du collectif \u00ab\u00a0nous voulons des coquelicots\u00a0\u00bb. Ce groupe qui milite contre les pesticides de synth\u00e8se avait choisi de se r\u00e9unir aux quatre coins du d\u00e9partement de St Maurice \u00e0 Epinal en passant par G\u00e9rardmer. Leur activit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 mise en sommeil en raison du confinement mais aujourd’hui encore plus qu’hier, les membres de ce collectif national veulent faire entendre leur voix pour une agriculture plus\u00a0respectueuse de l’environnement\u00a0et de proximit\u00e9.<\/p>\n
Alors pour porter ce message, quoi de plus naturel que de se retrouver au milieu des champs? A Dommartin les Remiremont, le petit groupe avait choisi le rond-point de la voie verte. Le rond-point comme symbole de protestation et la voie verte comme clin d’oeil \u00e0 la nature, en cette p\u00e9riode o\u00f9 l’on encourage la population \u00e0 l\u00e2cher la voiture et les transports polluants au profit de moyens de transport plus verts.<\/p>\n
Le message que \u00ab\u00a0nous voulons des coquelicots\u00a0\u00bb veut passer est celui\u00a0de privil\u00e9gier les productions locales, comme beaucoup ont choisi de le faire durant le confinement, plut\u00f4t que d’opter pour des produits ayant parcouru des milliers de kilom\u00e8tres avant d’arriver dans notre assiette. Le collectif invite les consommateurs \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir avec le message suivant ci-dessous.<\/p>\n
A.S<\/p>\n
9000 km pour un banal yaourt \u00e0 la fraise\u2026 Qui dit plus\u00a0?<\/b><\/p>\n
Confront\u00e9s aux limites physiques, le confinement a pouss\u00e9 plus de citoyens consommateurs \u00e0 se tourner plus encore vers des productions locales, vers les circuits courts, les AMAPs en mati\u00e8re d\u2019alimentation, n\u00e9cessaire \u00e0 notre survie avant bien d\u2019autres choses. Nombreux sont ceux qui se sont rendus compte combien notre d\u00e9pendance est grande et s\u2019interrogent sur nos modes de vie et de consommation. Les jardins individuels ont fleuri, se sont agrandis l\u00e0 o\u00f9 cela est possible, avec la conscience ou l\u2019intuition qu\u2019un changement fondamental s\u2019impose. Il en va de la satisfaction des besoins de base.\u00a0<\/span><\/p>\nNos conditions d\u2019existence futures d\u00e9pendent largement des d\u00e9cisions que nous prenons aujourd\u2019hui et notre capacit\u00e9 \u00e0 remettre en question le syst\u00e8me dans lequel nous vivons. Prendre en compte certaines menaces pour anticiper leurs cons\u00e9quences \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale nous semble \u00eatre n\u00e9cessaire et une des cl\u00e9s pour \u00ab\u00a0reterritorialiser\u00a0\u00bb le plus possible les productions alimentaires. Nous avions contact\u00e9 les maires de nos communes, et d\u00e9j\u00e0 un bon nombre ont fait voter une motion de soutien aux Coquelicots pour une agriculture sans pesticides de synth\u00e8se, conscients qu\u2019il est du devoir des \u00e9lu.e.s, responsables de l\u2019ordre public et de la s\u00e9curit\u00e9 civile, d\u2019agir dans ce sens. Au-del\u00e0 du constat et loin du fatalisme, nous souhaitons que notre action future participe \u00e0 la construction de politiques lucides, d\u00e9termin\u00e9es et cr\u00e9atives face aux enjeux, adapt\u00e9es aux sp\u00e9cificit\u00e9s de notre territoire.\u00a0<\/span><\/p>\nQui veut encore d\u2019un \u00ab\u00a0banal yaourt \u00e0 la fraise\u00a0\u00bb qui, \u00e0 lui tout seul, a 9.000 km au compteur, oui vous avez bien lu, 9.000 km? (*)… si l\u2019on consid\u00e8re toutes les \u00e9tapes de fabrication de ce produit, sans parler de ce que cela demande en ressources \u2013 et c\u2019est ce sur quoi nous devons nous pencher pour toute la fabrication des produits alimentaires\u00a0pour\u00a0: la fabrication de diff\u00e9rents intrants agricoles, l\u2019\u00e9nergie directe des exploitations, l\u2019industrie agro-alimentaire, les transports ou encore l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire \u00e0 la grande distribution\u00a0: un gaspillage en ressources, en temps, en co\u00fbt humain, en imp\u00f4ts, \u2026 innommable et insupportable. Avec des agriculteurs non reconnus socialement et \u00e9conomiquement. Si nous avons applaudi le personnel soignant, reconnu le travail des caissi\u00e8res, il a \u00e9t\u00e9 peu question des agriculteurs. Inutile de dire pourtant qu\u2019ils sont sinon \u00ab\u00a0le\u00a0\u00bb en tout cas un des\u00a0 maillons essentiels de tout fonctionnement soci\u00e9tal. Mais ils sont en crise. Or, une crise peut rapidement mettre \u00e0 mal un syst\u00e8me en flux tendu comme le n\u00f4tre, nous l\u2019avons observ\u00e9 au plus tard pendant la crise sanitaire actuelle. Nous pr\u00f4nons une plus grande autonomie alimentaire sur notre territoire. Les communes et les intercommunalit\u00e9s occupent une position privil\u00e9gi\u00e9e pour f\u00e9d\u00e9rer les acteurs locaux, paysans, chambre d\u2019agriculture, consommActeurs, \u2026 Et nous souhaitons par nos actions \u00e0 venir contribuer \u00e0 ce d\u00e9veloppement en faisant un \u00e9tat des lieux de ce qui se fait d\u00e9j\u00e0, de ce qui pourrait se faire, et avec divers acteurs pour d\u00e9velopper des alternatives.<\/span><\/p>\nMais soyons clairs\u00a0: tout ceci ne peut pas se faire au d\u00e9triment de la qualit\u00e9. Ce n\u2019est qu\u2019en pr\u00e9servant massivement le territoire, qu\u2019en allant vers une agriculture sans pesticides de synth\u00e8se, en accompagnant chaque paysan qui souhaite aller dans ce sens que cela sera possible. Cela demande de la diversit\u00e9 qui rend le syst\u00e8me plus robuste, une adaptation notoire, de la solidarit\u00e9 et une implication collective.<\/span><\/p>\nCe n\u2019est pas aux seuls agriculteurs de changer, mais \u00e0 tous les habitants d\u2019un territoire de d\u00e9cider quel syst\u00e8me alimentaire ils souhaitent, \u00e9lus inclus. Revaloriser la profession agricole socialement et \u00e9conomiquement s\u2019impose. \u00c7\u00e0 commence aujourd\u2019hui. Nous commen\u00e7ons aujourd\u2019hui, nous vous des coquelicots, nous voulons des paysans.\u00a0<\/span><\/p>\n <\/p>\n
(*) R\u00e9f.\u00a0: Les Greniers d\u2019Abondance \u00ab\u00a0Vers la r\u00e9silience alimentaire. Faire face aux menaces globales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire.\u00a0\u00bb, 2020).<\/span><\/p>\n <\/p>\n
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Les membres du collectif "Nous voulons des coquelicots" plus que jamais pr\u00e9sents - Remiremont Info<\/title>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n