
Le Maire de Raon- aux-bois, la Présidente et les membres de l’association de la Maison du Patrimoine
À l’initiative de Marie-Claire, l’animatrice de la bibliothèque de Raon-aux-bois, et en collaboration avec la Maison du Patrimoine de Saint-Nabord, une petite exposition d’objets anciens est proposée en entrée libre et aux horaires d’ouverture de la bibliothèque.
Cette exposition, bien que modeste, n’en est pas moins attrayante. Une belle occasion de retrouver des objets du passé que certains ont connus, que d’autres ont juste entendus parler et que d’autres encore découvrent…
Plumes et encriers, encore en service dans l’école des années 60, chaufferettes, jeux et jouets d’enfants, vêtements de baptêmes, fer à braise, rouet ou encore barattes, sans oublier quelques objets insolites, tout est là pour retourner vers le passé avec un regard d’enfant émerveillé.
Ce samedi matin, Christian Vitu, le maire de Raon-aux-Bois, et Marie-Claire, la cheville ouvrière de l’exposition, avaient le plaisir d’accueillir sur les lieux quelques membres de l’association de la Maison du patrimoine de Saint-Nabord accompagnant leur présidente Jacqueline Duchêne, sans qui l’exposition n’aurait pas vu le jour.
Il ne vous reste que jusqu’à ce vendredi de 14 h 00 à 18 pour se plonger dans cet univers, ensuite, vous pourrez toujours vous rapprocher de la Maison du patrimoine à Saint-Nabord.
PM avec la participation et les photos de Marie-Claire
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Photographie : Mairie de Saint-Maurice-sur-Moselle.
À seulement 17 ans, Louis Arnitz, originaire de Fellering, consacre son temps et sa passion à une discipline peu connue : la campanologie, l’étude des cloches. Cet intérêt singulier l’amène à explorer les églises de la région, caméra à la main, pour valoriser ces trésors sonores et architecturaux.
Louis s’est donné une mission : renforcer l’intérêt des jeunes envers les églises et le patrimoine religieux, qui, selon lui, est trop souvent délaissé. « Je constate que les municipalités ont de moins en moins de moyens pour entretenir les églises. En mettant en avant leur richesse historique et culturelle, j’espère inciter les gens à s’intéresser davantage à ces édifices et à contribuer à leur préservation. »
Son travail ne se limite pas à l’étude : il réalise des vidéos détaillant les caractéristiques des cloches – leur nom, leur poids, leur note musicale – afin de raconter leur histoire et de montrer leur singularité.
Parmi ses projets, Louis s’est penché sur le clocher de l’église de Saint-Maurice-sur-Moselle, un édifice remarquable par son architecture gothique, rare dans la région. L’église abrite un véritable trésor campanologique, avec des cloches d’une grande beauté qu’il souhaite mettre en valeur.
Pour cette initiative, Louis a pris contact avec la municipalité de Saint-Maurice-sur-Moselle, qui a accueilli sa démarche avec enthousiasme. Après une première exploration, il y retournera prochainement pour finaliser une vidéo qui montrera les cloches sous leur meilleur jour.
« Dans les Vosges, l’accès aux clochers reste ouvert, contrairement à l’Alsace où les restrictions sont plus fréquentes. Les municipalités ici sont ravies de nous accueillir pour valoriser leur patrimoine, » souligne-t-il.
Son intérêt pour les cloches remonte à l’enfance. « Le son des cloches m’attirait déjà quand j’étais petit. Je voulais comprendre comment fonctionnait un clocher. » Il y a deux ans, il a franchi le pas en réalisant son premier reportage sur un clocher. Depuis, il a élargi son périmètre, s’aventurant jusqu’en Haute-Saône, ou encore à Ventron.
À Saint-Maurice-sur-Moselle, il s’investira en septembre dans l’organisation des Journées du patrimoine, suite au départ d’un ami qui s’occupait de ces visites. Pierre Laplaze, un contact clé dans ce projet, lui a proposé d’animer les visites du clocher pour transmettre son savoir et sa passion au public.
Avec sa démarche, Louis Arnitz prouve que la jeunesse peut jouer un rôle essentiel dans la préservation du patrimoine religieux. À travers ses vidéos et reportages, il raconte une histoire sonore et architecturale, tout en sensibilisant à l’importance des églises dans notre culture collective.
Son prochain retour à Saint-Maurice-sur-Moselle pour finaliser son travail marque une nouvelle étape dans un parcours passionné et prometteur.
En attendant la publication de sa vidéo sur le clocher de l’église de Saint-Maurice-sur-Moselle, retrouvez sa précédente vidéo à Ventron :
]]>La machine à clous de La Vôge-les-Bains est un élément clé de l’histoire industrielle locale. Elle fait partie du matériel de métallurgie utilisé par les artisans et les ouvriers de la région pour la fabrication de clous, un produit essentiel à l’époque pour la construction, l’ameublement, et bien d’autres secteurs.
Cet objet a été proposé pour inscription au titre des monuments historiques par le propriétaire de la Manufacture Royale de Bains-les-Bains, un site historique lié à l’industrie métallurgique de la région. La machine témoigne des premiers développements industriels dans les Vosges, une région qui a vu l’émergence d’une industrie métallurgique importante au XIXᵉ siècle.
La machine à clous représente ainsi un exemple typique de l’équipement utilisé dans les premières étapes de l’industrialisation, avant la généralisation de la mécanisation à grande échelle. Sa préservation et son inscription en tant que monument historique seraient un moyen de souligner l’importance de cette période de transition et de reconnaître la contribution des Vosges à l’industrie française.
Comme pour les autres objets étudiés lors de cette commission, le dossier de la machine à clous sera soumis au préfet de région pour une décision finale. Si l’inscription est validée, cette machine pourrait bénéficier de subventions pour sa restauration et sa conservation, contribuant ainsi à la mise en valeur du patrimoine industriel local.
Cette initiative fait partie des efforts plus larges pour conserver et transmettre l’histoire industrielle des Vosges, un héritage souvent moins visible que le patrimoine architectural ou religieux, mais tout aussi précieux pour comprendre le développement économique et social de la région.
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Parmi les dossiers étudiés lors de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture, plusieurs objets de Contrexéville ont été proposés pour inscription au titre des monuments historiques. Ces objets, riches d’histoire et d’artisanat, méritent une attention particulière.
L’un des objets les plus remarquables étudiés lors de cette commission est une croix appartenant à la commune de Contrexéville. Cette croix, confectionnée en cristal industriel orné d’améthystes, remonte au début du XIXᵉ siècle. Longtemps exposée dans l’église de Contrexéville, elle a été retirée et est désormais conservée dans un coffre à la mairie, en attendant son éventuelle restauration et valorisation.
Cette pièce unique témoigne de l’ingéniosité des artisans de l’époque et de la richesse des matériaux utilisés dans la fabrication de tels objets. Sa valeur historique, ainsi que son caractère rare, en font un élément essentiel du patrimoine de la commune.
En plus de la croix, la commission a également examiné deux tableaux présents dans la chapelle orthodoxe de Contrexéville. Bien que la chapelle elle-même ne soit pas protégée, ces œuvres représentent un témoignage précieux du patrimoine religieux de la commune. Les tableaux, datant également du XIXᵉ siècle, sont des exemples remarquables de la peinture religieuse de l’époque.
Les décisions finales concernant leur classement, dépendent toujours de l’arbitrage du préfet de région. En cas de validation, ces objets bénéficieront de protections spécifiques et pourront être restaurés avec des aides publiques dédiées. Cette inscription marquerait ainsi une nouvelle étape dans la reconnaissance du patrimoine de Contrexéville, permettant de préserver et de valoriser ces témoignages matériels de son histoire.
Ces démarches s’inscrivent dans un travail de préservation constante du patrimoine local, auquel les élus et les citoyens de la région accordent une importance grandissante.
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Parmi les dossiers vosgiens étudiés lors de la dernière réunion de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture, celui de l’orgue de l’église d’Eloyes a particulièrement retenu l’attention. Ce dossier a été présenté par Christian Lutz, restaurateur renommé, connu notamment pour son travail sur l’orgue de Notre-Dame de Paris.
L’orgue d’Eloyes, créé en 1865 par le facteur d’orgues George de Besançon, est un témoin de l’artisanat d’exception du XIXᵉ siècle. Installé dans l’église de la commune, il constitue un patrimoine à la fois musical et historique pour la région.
En 1996, l’instrument a fait l’objet d’une restauration complète, un chantier qui s’est étalé sur une période de neuf mois. Cette intervention a permis de redonner à l’orgue son éclat et sa sonorité d’origine, tout en le préservant pour les générations futures.
La proposition d’inscription de cet orgue au titre des monuments historiques marque une nouvelle étape dans la valorisation de ce patrimoine local. Désormais, la décision finale repose entre les mains du préfet de région, qui devrait officialiser l’arrêté dans les prochains mois.
Si cette inscription est confirmée, elle permettra non seulement de garantir la protection de l’orgue d’Eloyes mais aussi de faciliter son entretien grâce à des subventions dédiées à la préservation des monuments historiques.
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Vendredi dernier, la commission régionale du patrimoine et de l’architecture, présidée depuis 2021 par David Valence, ancien député des Vosges, s’est réunie en visioconférence pour examiner divers dossiers de protection du patrimoine. Cette commission, qui regroupe élus, représentants du ministère de la Culture, associations et experts, est divisée en trois sections et a pour rôle d’évaluer la valeur patrimoniale de bâtiments, mais aussi d’œuvres et d’objets.
Des objets vosgiens au cœur des discussions
Plusieurs dossiers concernaient les Vosges. Parmi eux :
Ces éléments, d’une grande valeur historique et patrimoniale, ont été examinés par la commission. Les propositions d’inscription seront maintenant transmises au préfet de région, qui prendra les arrêtés définitifs.
Un processus rigoureux et collectif
David Valence a détaillé la procédure d’examen : des agents du ministère de la Culture se déplacent sur site pour une première évaluation avant que le dossier ne soit présenté à la commission. Celle-ci vote ensuite sur l’opportunité de proposer une inscription ou un classement. Une fois l’avis favorable obtenu, le préfet de région statue sur la décision finale.
Le président a souligné que, pour les objets, les conséquences en termes d’urbanisme sont limitées. Toutefois, en cas de restauration, des règles spécifiques doivent être respectées, notamment en faisant appel à des artisans spécialisés, ce qui permet également d’accéder à des subventions.
Un patrimoine vosgien régulièrement à l’honneur
Les Vosges apparaissent régulièrement dans les travaux de la commission. Parmi les récents dossiers, on peut citer le chemin de croix de l’église de Mortagne ou encore des tableaux suspendus dans l’église de Plainfaing. Ces actions permettent de maintenir vivante la mémoire régionale tout en préservant des éléments précieux pour les générations futures.
Les décisions pour les objets examinés vendredi dernier devraient être officialisées sous peu, confirmant une reconnaissance méritée pour leur valeur patrimoniale exceptionnelle.
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Le jury des Rubans du Patrimoine a décerné un prix départemental à la ville de Cornimont pour la réhabilitation du monument Notre-Dame de la Paix.
Le monument Notre-Dame de la Paix, érigé en 1952 et partiellement restauré en 1986, a récemment bénéficié d’une réhabilitation complète. Ce projet, inauguré le 14 septembre, a été salué par la Fédération Française du Bâtiment et la Fondation du Patrimoine, qui ont soutenu la municipalité aux côtés de partenaires comme la Caisse d’épargne et l’Association des maires des Vosges. Ainsi, la ville de Cornimont s’est vue décerner le prix départemental des Rubans du Patrimoine pour cette initiative ce samedi 28 septembre.
Les travaux, réalisés par l’entreprise ENTS dirigée par Frédéric Peduzzi et l’entreprise Masci, ont duré 2 000 heures. Ils ont inclus la réparation du socle, la consolidation de la statue et son repeint. L’équipe a découvert des détails fascinants, notamment un pied imposant écrasant un serpent, symbole du mal.
Le monument sera bientôt illuminé grâce à des panneaux photovoltaïques. Des actions solidaires, comme un concert et une vente de pâtés lorrains, ont permis de financer les travaux, soutenus également par des dons privés reversés à la municipalité.
Enfin, des panneaux explicatifs conçus par Yann Godé et illustrés par Olivier Claudon retracent l’histoire du site, immortalisant ce lieu emblématique.
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Ce week-end, l’office du tourisme de Remiremont avait mis les bouchées doubles pour permettre au maximum de personnes de découvrir le riche patrimoine de la commune.
De très nombreuses visites étaient proposées : quartier canonial, Palais abbatial, cimetière, Belles demeures… ou encore sentier du patrimoine.
Pour ce sentier du patrimoine, Régine, guide conférencière, a entrainé son groupe d’une quarantaine de personnes dans les rues de Remiremont durant plus de deux heures. Une dizaine de haltes pour découvrir un lieu, connaitre son histoire, relever une anecdote ou encore entendre la lecture de témoignages de résistants.
Une ballade au cœur du patrimoine historique, mais aussi du patrimoine vivant et contemporain avec l’école de musique Le Cube. À souligner aussi, un moment fort à la médiathèque avec le témoignage de M. Grandmougin, 88 ans, qui raconte simplement son enfance, la guerre et la libération à Remiremont. Tout y était pour faire vivre le patrimoine et comprendre le lien entre les hommes, les lieux et la vie qui fait l’histoire.
PM
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A Plombières, ce week-end, il y en avait pour tous les goûts : passionnés d’histoire, simple promeneur, curieux ou gourmets, tous ont pu trouver leur compte durant ces journées du patrimoine.
Visites guidées, expositions, dégustation de la fameuse Glace de Plombières ou encore démonstrations : le choix était vaste. Aussi, les nombreux visiteurs venus des Vosges, des départements limitrophes et parfois de plus loin, ont pu découvrir la richesse du patrimoine historique mais aussi vivant de Plombières-les-Bains.
Si les termes ont été plébiscités, semble-t-il, bon nombre de lieux ont vu défiler un public nombreux. Petit détour par quelques-uns de ces lieux… Petite halte au Nid des Épinettes où Marie-Claude Besombes et Pierre Duval nous accueillent. Histoire de l’Épinette des Vosges dont on trouve trace dans les écrits depuis 1743, démonstrations mélodieuses entre coupées de petites explications tantôt techniques, tantôt anecdotiques. Une belle découverte du patrimoine musical qui peut se prolonger par des « causeries » organisées par l’association L’Épinette des Vosges. Prochaine causerie : vendredi 4 octobre à 20h30 au Nid des épinettes dans la rue Saint-Amé
Passage à l’église, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, où l’Association de sauvegarde de l’église Saint-Amé et Saint-Blaise était présente samedi et dimanche après-midi. Au son de l’orgue, avec un mini concert, mettant en valeur l’instrument, l’acoustique et la majesté de l’édifice, exposition d’une riche collection d’objets liturgiques du 19e siècle et de panneaux retraçant l’histoire du lieu et présentation des actions de l’association.
Enfin, pause gourmande sous les arcades avec une petite dégustation de la fameuse Glace de Plombières. La Société d’art et d’histoire locale nous plonge dans l’histoire de cette savoureuse glace. Même si l’origine peut sembler incertaine, ce qui est certain est que la fabrication artisanale de cette glace à Plombières est attestée sans discontinuer depuis 1882. Aujourd’hui, c’est la société Au glacier de Plombières où Michel Bilger, détenteur de la recette transmise par son grand-père, continue à fabriquer cette glace, épaulé désormais par Olga Goncharenko.
Ce petit échantillon n’est bien sûr qu’un reflet de tout un ensemble qui aurait mérité un détour, comme nous y invitaient plusieurs costumés(es) le long du chemin…
PM
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C’est dans le cadre des Journées Européennes du patrimoine que la municipalité de Saint-Étienne avait décidé de faire donner un concert d’orgue et de trompette ce vendredi soir.
Une très belle façon d’inaugurer la fin des travaux de restauration de l’orgue, qui a pu être réalisée grâce à la générosité de la Fondation Hubert-Gravier de Miraumont, dont l’épouse Sylviane et le fils Xavier étaient présents.
Restauration bien nécessaire, car il a fallu pas moins de 450 heures aux deux facteurs d’orgue Hubert Metz et Xavier Szymczak avec de nombreuses opérations très techniques pour lui redonner toute sa grandeur et sa puissance.
Avant l’ouverture du concert, Monsieur le Maire, Michel Demange et Xavier Gravier, représentant la fondation, ont dévoilé une plaque marquant cette restauration.
Le public était venu nombreux pour répondre à cette invitation. Michel Demange était accompagné, entre autres, par le 1er adjoint Yves Leroux. L’abbé Claude Durupt, curé de la paroisse, était aussi présent et se réjouissait que cet orgue puisse de nouveau accompagner les célébrations eucharistiques.
Le concert a quant à lui été largement à la hauteur de l’événement. Les deux artistes, qui se connaissent bien, Jérémy Marchal, l’organiste et Clément Foissel, le trompettiste, ont su se compléter merveilleusement bien. Le répertoire a fait voyager l’auditoire à travers le temps du 16ème siècle à notre période contemporaine, interprétant des œuvres de Telemann, Vivaldi, Bach ou encore Damase.
À noter qu’une visite de l’orgue est organisée ce dimanche 22 septembre à 17 h 30.
PM
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