Le Musée Charles de Bruyères mène actuellement une importante restauration du tableau « Oiseaux de nuit : scène de cambriolage », réalisé en 1911 par Paul Descelles, peintre originaire de Saint-Dié-des-Vosges. Cette œuvre, léguée par la femme de l’artiste, possède une histoire mouvementée : disparue des collections du musée de Remiremont entre 1933 et 1976, elle avait été signalée comme volée avant d’être finalement retrouvée grâce aux recherches d’Aurélien Vacheret, conservateur du musée, qui l’a localisée via internet au musée de Saint-Dié-des-Vosges.
D’imposantes dimensions (2m x 2m60), cette toile fait partie d’une collection de deux toiles, aux côtés d’une version de 1907. La restauration, confiée à Igor Kozak, expert basé en Meuse, consiste à redonner éclat et lisibilité à l’œuvre en éliminant la saleté accumulée, en éclaircissant le vernis assombri par le temps, et en vérifiant le montage du châssis. Toutefois, l’intervention respecte scrupuleusement l’intégrité de la peinture : certaines craquelures, témoins naturels de l’altération des matériaux utilisés à l’époque, ne seront pas retouchées afin de préserver l’histoire et l’authenticité du tableau.
Cette restauration, qui nécessite trois jours de travail sur place, est précédée d’une longue phase préparatoire : études sur les vernis, dossier administratif auprès des Musées de France, et recherche documentaire. Comme le souligne Aurélien Vacheret, « il faut entretenir pour que l’œuvre ne se dénature pas ». Une précaution essentielle, d’autant que le tableau sera prochainement prêté au Musée de Saint-Dié-des-Vosges pour une exposition en avril.
Cette initiative illustre l’engagement du Musée Charles de Bruyères pour la conservation du patrimoine artistique régional, tout en permettant au public de redécouvrir une œuvre qui, après un destin mouvementé, retrouve enfin la place qu’elle mérite.
]]>Nuit des musées : 18 mai 20h-23h
Treize tableaux de grands formats sont exposés.
Musée ouvert du mercredi au dimanche de 10h-12h et 14h-18h
L’exposition de ses photographies se termine quant à elle le dimanche 2 mars au musée Charles de Bruyères de Remiremont.
Entrée libre
Ce peintre et photographe vosgien s’inspire de la nature sur son territoire et sur d’autres massifs montagneux et lors de ses voyages.
Cette exposition consacrée aux paysages de montagne décrit un univers de création et d’invention qui mêle les perspectives de ses parcours vosgiens à celles de plus lointaines destinations, en donnant libre cours aux ressorts de l’imaginaire.
Depuis une dizaine d’année, le paysage de montagne occupe une place privilégiée parmi ses créations artistiques tant en peinture qu’en photographie.

(Image Les Arts en Déodatie)
Photographie, peinture, sculpture, dessin, graffiti, métiers d’art… avec la présence d’artistes originaires de France, Belgique, Allemagne et Italie, qui exposeront et proposeront à la vente leurs œuvres, cette édition 2025 du festival artistique déodatien s’articule autour du thème « Amour ». Gratuit et ouvert à tous, de 14h à 19h le vendredi, de 10h à 19h le samedi et de 10h à 18h le dimanche, ce neuvième Déod’Art sera rythmé, comme ses prédécesseurs, par des performances, démonstrations et créations sur place.
À maintenant 5 mois jour pour jour de l’inauguration, l’appel à candidatures est lancé. Les inscriptions pour participer au festival sont ouvertes. Les demandes sont à formuler par courriel, via l’adresse asso.lesartsendeodatie@gmail.com, en fournissant des photos ou liens de vos travaux artistiques. La clôture des inscriptions est fixée au dimanche 1er juin.
J.J.
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Alexis Boileau, peintre et photographe bien connu dans les Vosges, est l’invité d’honneur du salon cette année. Gratuite et ouverte à tous, l’exposition se déroulera du samedi 15 au dimanche 30 mars. Les œuvres seront visibles du lundi au samedi, de 13h30 à 17h30, ainsi que le dimanche 30 mars aux mêmes horaires.
Fondé en 1933, le Groupe Artistique Vosgien offre chaque année aux artistes la liberté de partager leur passion avec le public, à travers deux salons déodatiens : l’un consacré à la peinture, l’autre à la sculpture.
Pour suivre l’actualité de l’association : Facebook du GAV
J.J.
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Hommage aux artistes ruppéens 

Une belle occasion de (re)découvrir leur talent à travers des tableaux qui ont marqué Rupt sur Moselle et bien au-delà !
Séraphin Broggi – Paysages ruppéens
Jacqueline Besson – Peintures de fleurs
Wolfgang Glöcker – Peintures contemporaines
Exposition accessible aux horaires d’ouverture de la Mairie. Ne manquez pas cette immersion artistique !
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Vincent Ganaye expose ses photographies au Musée Charles de Bruyère.
Le musée Charles de Bruyère, à Remiremont, accueille une nouvelle exposition exceptionnelle signée par le photographe Vincent Ganaye. L’artiste présente 24 photographies de paysages vosgiens, éditées sur papier FineArt et limitées chacune à 10 exemplaires.
Originaire de Baccarat, Vincent Ganaye a passé la majeure partie de sa vie en déodatie, où il a développé son lien particulier avec les Vosges. « Je suis vosgien d’adoption et de cœur », confie-t-il. Photographe depuis près de 60 ans, il parcourt inlassablement les montagnes et forêts vosgiennes pour immortaliser leur beauté. Marcheur invétéré, il capture ses clichés lors de ses balades, révélant la richesse et la diversité des paysages locaux.
Vincent Ganaye se distingue par une approche artistique exigeante. Il réalise lui-même les tirages de ses photographies :
« Je veux aller au bout de la démarche photographique. Ce que je donne à voir, c’est ce que mon œil a vu ».
Cette démarche garantit un rendu fidèle à sa vision.
Ce n’est pas la première fois que le photographe déodatien expose à Remiremont. Cette exposition marque sa troisième collaboration avec Remiremont. Par ailleurs, Vincent Ganaye est également peintre : il « navigue entre la création et l’image ». Ses œuvres picturales seront bientôt mises à l’honneur dans le musée Charles Friry, autre lieu culturel emblématique de Remiremont.
À travers ces 24 photographies, Vincent Ganaye invite les visiteurs à redécouvrir la beauté et l’authenticité des Vosges, sublimées par son regard artistique. L’exposition, à la fois poétique et immersive, est une véritable ode à la nature et à la région.
Amateurs d’art et amoureux des paysages vosgiens, ne manquez pas cette occasion unique d’admirer le travail d’un artiste passionné et authentique.
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De gauche à droite : Pan Yumin, Jean-Benoît Tisserand, Jean Hingray, Aurélien Vacheret et Liu Hongge.
Ce samedi 11 janvier, le musée Charles Friry de Remiremont a officiellement inauguré l’exposition « Céladons de style Song », une plongée dans l’élégance de la céramique chinoise. Cet événement prestigieux s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la ville de Remiremont et la Chine, un lien renforcé par le sénateur Jean Hingray dans la continuité du travail de Christian Poncelet.
L’inauguration a rassemblé des personnalités de premier plan, notamment Pan Yumin, consul général de Chine à Strasbourg, et le directeur du Centre culturel de Chine à Paris, Liu Hongge. Ils étaient entourés de Jean Hingray, sénateur des Vosges, Jean-Benoît Tisserand, maire de Remiremont, et Aurélien Vacheret, conservateur des musées de la ville.
Outre la découverte des œuvres, l’événement offrait une dégustation de thé ainsi qu’une présentation musicale des instruments traditionnels chinois, le guqin et le pipa, invitant les visiteurs à une immersion sensorielle dans la culture chinoise.
Accessible au public jusqu’au 2 février, cette exposition offre une opportunité unique de découvrir un pan méconnu de l’histoire artistique chinoise, tout en célébrant l’amitié franco-chinoise.
Pour le sénateur Jean Hingray, cet événement constitue une étape significative dans la célébration des 60 ans de relations diplomatiques entre la France et la Chine, établies par Charles de Gaulle. Cette exposition s’inscrit également dans une démarche d’ouverture des musées de Remiremont à un public plus large et à des perspectives internationales.
L’exposition « Céladons de style Song » reflète la volonté de Remiremont de s’inscrire dans une dynamique culturelle mondiale tout en valorisant son patrimoine local. Pour les amateurs d’art, d’histoire ou de culture, ce rendez-vous est une invitation à explorer la richesse d’une tradition millénaire.
Rendez-vous au musée Charles Friry avant le 2 février pour plonger dans l’élégance intemporelle des céladons et célébrer, à travers cette exposition, le dialogue entre l’Orient et l’Occident.
]]>Micka et Ben se sont rencontrés de manière totalement fortuite, mais une passion commune pour la photographie les a rapidement rapprochés. Tous deux sont fascinés par l’idée que chaque sujet peut être photographié, et c’est en échangeant qu’ils se sont aperçus qu’ils partageaient un autre intérêt : la découverte de lieux abandonnés dans leur région. C’est ainsi, presque naturellement, qu’ils ont commencé à pratiquer l’exploration urbaine ensemble, une activité connue sous le nom d’urbex.
Depuis environ trois à quatre ans, leur palmarès d’explorations s’est considérablement étoffé, et ils ont déjà découvert une trentaine de bâtiments abandonnés. Mais pour Micka et Ben, l’urbex n’est pas une simple recherche d’adrénaline ou de sensations fortes. Leur approche est avant tout photographique. Leur objectif est de capturer la beauté du temps qui passe et d’immortaliser les traces laissées par le passé. Ils prennent le temps de s’imprégner des lieux, parfois pendant trois heures, cherchant à saisir les détails subtils et à redonner vie à ces endroits oubliés.
L’un des aspects marquants de leur pratique est le respect des lieux. Contrairement à certains explorateurs qui réorganisent le mobilier pour créer des scènes, Micka et Ben laissent chaque objet là où il est. Ils respectent scrupuleusement les règles de l’urbex, notamment celle qui impose de ne rien altérer et de préserver l’histoire du lieu. Chaque exploration est l’occasion pour eux de s’interroger sur le passé du bâtiment et les raisons de son abandon. Leur préférence va aux friches industrielles, qui leur permettent de plonger dans l’histoire du travail ouvrier et de mieux comprendre les conditions de vie d’autrefois.
Bien que moins attirés par l’exploration des habitations, souvent perçue comme un acte voyeuriste, ils admettent que ces lieux évoquent des souvenirs. Certains objets, comme des Mazagrans, les ramènent à l’époque de leurs grands-parents, ajoutant une touche de nostalgie à leur expérience.
Du côté du matériel, Micka et Ben s’équipent d’un appareil photo reflex doté d’un objectif grand angle, essentiel pour capturer la grandeur des lieux abandonnés. Un trépied est également indispensable pour stabiliser l’appareil dans des conditions de faible luminosité. Lorsqu’ils le peuvent, ils utilisent également un drone pour des prises de vue aériennes. Sur le plan personnel, ils s’équipent de lampes frontales pour explorer les lieux souvent plongés dans l’obscurité.
Il est cependant important de noter que l’exploration urbaine n’est pas sans risques, ni sans contraintes légales. L’urbex est une pratique illégale en France, et les deux hommes en sont bien conscients. Les bâtiments qu’ils visitent, souvent abandonnés depuis des décennies, peuvent être fragilisés. Le risque d’effondrement est réel, et Micka et Ben redoublent de vigilance lors de chaque exploration.
Le respect des lieux s’étend également à leur discrétion sur l’emplacement des bâtiments explorés. Dans le milieu de l’urbex, une règle essentielle est de ne jamais divulguer l’emplacement exact d’un site. Cela permet de protéger ces lieux, souvent victimes de vandalisme ou de dégradations. Il n’est pas rare que les deux explorateurs reviennent sur un même lieu après plusieurs mois d’absence, seulement pour constater la disparition progressive du patrimoine local, que ce soit par les actions des casseurs ou les démolitions.
Pour éviter de trahir la localisation des bâtiments, Micka et Ben ne nomment jamais leurs photos avec le nom réel ou urbex du lieu. Ils préfèrent opter pour des titres humoristiques, jouant souvent sur les mots pour donner un second sens à leurs clichés.
Bien que l’urbex puisse réserver des surprises, comme la découverte de lieux squattés, Micka et Ben apprécient les rencontres avec d’autres passionnés. Ces échanges permettent de partager expériences et anecdotes autour d’une passion commune : la redécouverte du passé, un cliché à la fois.
En somme, l’exploration urbaine de Micka et Ben va bien au-delà d’une simple aventure. C’est un hommage au temps, une quête photographique pour capturer l’essence de ces lieux oubliés et en faire des témoins silencieux d’un passé révolu.
Pour suivre leurs aventures sur Instagram : @mickaelthomas88 et @desclicsdeben
Récemment, le musée Charles Friry de Remiremont a entrepris un travail de restauration minutieux sur quatre huiles sur toile datant du 17ème et 18ème siècle. Ce projet, mené par Igor Kozak, restaurateur de la Meuse habilité Musée de France, a permis de redonner vie à ces tableaux tout en révélant de belles surprises.
Les restaurations se sont concentrées principalement sur le vernis des toiles, qui avait jauni et opacifié avec le temps, dénaturant ainsi les couleurs d’origine. Grâce à l’expertise de Kozak, ces œuvres ont retrouvé leurs teintes éclatantes et ont gagné en luminosité et en couleur, offrant aux visiteurs une nouvelle perspective sur ces trésors du passé.
Une découverte étonnante a eu lieu lors de la restauration d’un tableau représentant la Comtesse Mathilde de Toscane, initialement répertorié comme une copie Lorraine du 17ème siècle. En démontant le tableau, le restaurateur a trouvé un sceau et des éléments de soie damassée à l’intérieur de la toile, un tissu rare et aristocratique, mais également une étiquette mentionnant le nom de l’artiste et une description du tableau. Ainsi, il semblerait que l’œuvre soit un original du 16ème siècle, et plus précisément une réalisation de l’artiste italien Parmigianino (1503-1540), fameux pour son portrait de l’empereur Charles Quint. Ce tableau, jusqu’alors sous-estimé, serait donc bien plus précieux qu’on ne le pensait, faisant de lui une véritable pièce maîtresse du musée.
Mais les restaurations ont également permis de découvrir des éléments inattendus et de remettre en question certaines interprétations historiques. Par exemple, l’une des toiles, a été intitulée Amour et Virginité, par Charles Friry. Cependant, la restauration a révélé des détails iconographiques suggérant qu’il pourrait s’agir en réalité d’une représentation de Sainte Barbe. Il semblerait que Charles Friry, le collectionneur romarimontain qui avait acquis l’œuvre, ait mal interprété cette scène.
En plus de ces découvertes, deux médaillons de peinture sur toile ont également été restaurés dans le cadre de ce projet. Ceux-ci sont exposés au musée Charles de Bruyères, à Remiremont, où ils continuent d’enrichir la collection locale.
Ces restaurations ont non seulement redonné de l’éclat aux œuvres, mais elles ont aussi permis de réévaluer certaines pièces historiques et de révéler des trésors cachés. Le musée Charles Friry offre désormais à ses visiteurs une nouvelle chance d’admirer ces œuvres sous un jour nouveau, tout en faisant émerger des découvertes passionnantes pour les passionnés d’histoire et d’art.
]]>Concours de photographie – participez ! Semaine de la photographie à Remiremont 2025
Dans le cadre de la 28ème Semaine de la Photographie de Remiremont, organisée du 30 janvier au 9 février 2025, la Ville vous propose de participer à son traditionnel concours de photographie.
Ce concours est ouvert aux professionnels et amateurs, et a pour thème « Les merveilles de la forêt ».
Les photographes souhaitant y participer ont jusqu’au mercredi 18 décembre 2024 pour déposer leur cliché.
Le règlement complet du concours est consultable sur le site de la Ville ou ci-dessous :
https://www.remiremont.fr/28eme-semaine-de-la-photographie-reglement-du-concours- photo-2025/