Front National de la Résistance (FN) : Il s’agit d’un mouvement de résistance créé par le Parti Communiste Français (PCF) en mai 1941 pour lutter contre l’occupation allemande et le régime de Vichy. Le Front National de la Résistance n’a aucun lien avec le Front National moderne. Il réunissait divers groupes et individus opposés aux nazis et au gouvernement collaborateur de Vichy, et ses membres ont joué un rôle important dans les actions de résistance, y compris des sabotages, des attentats, et la publication de journaux clandestins.
La Milice Française : Bien que ce groupe ne soit pas désigné par « FN », il est pertinent de le mentionner dans le contexte des attitudes collaboratives pendant la guerre. La Milice était une organisation paramilitaire formée en 1943 par le gouvernement de Vichy pour aider les forces allemandes à traquer les résistants et combattre la résistance intérieure française. Dirigée par Joseph Darnand, la Milice a été responsable de nombreuses arrestations, tortures, et exécutions de résistants et de civils soupçonnés de soutenir la résistance.
Le Front National de la Résistance (FN)
Origines : Fondé par des membres du PCF, il visait à rassembler toutes les forces patriotiques et antifascistes pour combattre l’occupant nazi et ses collaborateurs français.
Actions : Le FN a mené des opérations de sabotage contre les infrastructures allemandes, distribué des tracts et des journaux clandestins, et organisé des manifestations contre les nazis. Il a aussi aidé à la formation des maquis (groupes de résistants armés).
Composition : Bien qu’initié par le PCF, le FN incluait des membres de diverses orientations politiques, unis par leur opposition à l’occupation allemande et au régime de Vichy.
La Milice Française
Formation : Créée par le régime de Vichy en janvier 1943, en réponse à l’intensification des actions de la résistance.
Objectifs : Aider les forces d’occupation allemandes à maintenir l’ordre, combattre les résistants, et réprimer les activités anti-nazies.
Activités : Connue pour sa brutalité, la Milice a été impliquée dans des arrestations, des interrogatoires sous la torture, et des exécutions sommaires de résistants et de Juifs.
Conclusion
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le « Front National » désignait principalement le mouvement de résistance dirigé par les communistes, qui joua un rôle crucial dans la lutte contre l’occupation nazie. En revanche, des groupes comme la Milice Française étaient des collaborateurs actifs avec les nazis. Il est important de ne pas confondre ces entités historiques avec le Front National moderne, fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen, qui n’a aucun lien direct avec les événements de la Seconde Guerre mondiale.
Avant l’invasion de l’URSS (1939-1941)
Après la signature du pacte de non-agression entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique (le Pacte germano-soviétique) en août 1939, le PCF a effectivement changé de ligne politique. Le pacte stipulait que les deux pays ne s’attaqueraient pas mutuellement et comportait des clauses secrètes sur le partage de territoires en Europe de l’Est.
Septembre 1939 : La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne suite à l’invasion de la Pologne par les nazis. En réponse, le gouvernement français interdit le PCF en septembre 1939.
1939-1941 : Durant cette période, le PCF, suivant la ligne de Moscou, adopte une position pacifiste et critique la guerre menée par la France contre l’Allemagne. Les communistes français sont accusés de faire de la propagande contre la guerre, ce qui est parfois interprété comme une forme de collaboration indirecte.
Après l’invasion de l’URSS (juin 1941)
Le 22 juin 1941, l’Allemagne lance l’opération Barbarossa, envahissant l’Union soviétique. Cet événement marque un tournant décisif pour le PCF.
Résistance active : Dès lors, le PCF entre dans la résistance active contre l’occupant nazi. De nombreux communistes français rejoignent la lutte armée contre les forces allemandes, organisant des actions de sabotage, des attentats et participant à des réseaux de résistance. Le PCF joue un rôle majeur dans la formation et les actions des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), un groupe de résistance armée.
Bilan
Accusations de collaboration : Les accusations de collaboration du PCF se concentrent principalement sur la période 1939-1941, lorsqu’il suivait la ligne du pacte germano-soviétique. Cette position a été critiquée et est parfois considérée comme une forme de collaboration morale ou indirecte avec l’ennemi.
Rôle dans la résistance : Après l’invasion de l’URSS par les nazis, le PCF s’est fermement opposé à l’Allemagne et a joué un rôle significatif dans la résistance française. Cette contribution a été largement reconnue et a réhabilité le parti aux yeux de nombreux Français après la guerre.
Conclusion
Il est simpliste et incorrect de dire que le PCF a collaboré avec l’ennemi tout au long de la guerre. La réalité est plus nuancée, avec une période initiale de confusion et d’ambiguïté suivie d’un engagement déterminé contre les nazis. Le rôle du PCF dans la résistance a été crucial et a largement contribué à l’effort de libération de la France.