Ce vendredi 22 novembre, le r\u00e9alisateur embl\u00e9matique Jean-Jacques Annaud (L’Ours, Stalingrad, L’Amant) a partag\u00e9 son exp\u00e9rience et ses anecdotes lors d’une masterclass exceptionnelle \u00e0 la m\u00e9diath\u00e8que intercommunale de Remiremont, dans le cadre du festival Clap. L’\u00e9v\u00e9nement, ouvert au public et aux \u00e9l\u00e8ves de la section Cin\u00e9ma du lyc\u00e9e Jeanne d’Arc, a offert un moment unique d’\u00e9change avec le r\u00e9alisateur, qui n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 d\u00e9voiler les coulisses de sa carri\u00e8re.<\/strong><\/p>\n Avec humour et enthousiasme, Jean-Jacques Annaud a captiv\u00e9 son auditoire en racontant notamment comment il a d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re en r\u00e9alisant plus de 400 films publicitaires avant de passer \u00e0 son premier long m\u00e9trage. Lorsqu’on lui demande ce qui l’a pouss\u00e9 vers le cin\u00e9ma, il explique : \u00ab Je viens de la banlieue, mais j’ai \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9 par le cin\u00e9ma d\u00e8s mon plus jeune \u00e2ge. \u00bb Pour lui, chaque projet est avant tout une affaire de passion : \u00ab Je ne fais que des films par passion. \u00bb<\/p>\n Les \u00e9changes ont \u00e9galement permis de d\u00e9couvrir des aspects plus personnels de son m\u00e9tier. Par exemple, en r\u00e9pondant \u00e0 la question sur les crit\u00e8res qui l’am\u00e8nent \u00e0 choisir un film, Jean-Jacques Annaud a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que ses \u0153uvres sont aujourd’hui diffus\u00e9es dans 195 pays. Lorsqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 sur ses relations avec les auteurs, les acteurs, ou encore sur ses choix de lieux et les r\u00e9mun\u00e9rations, le r\u00e9alisateur a r\u00e9pondu sans d\u00e9tour, partageant des r\u00e9flexions franches et sinc\u00e8res.<\/p>\n L’un des moments forts de la masterclass fut sa r\u00e9ponse \u00e0 une question sur le tournage de\u00a0L’Ours<\/em>, et sur la possibilit\u00e9 de r\u00e9aliser ce film aujourd’hui avec les exigences de protection animale. Il a expliqu\u00e9 avoir du respect envers ses acteurs, qu’ils soient humains ou animaux, que le dressage de l’ours avait \u00e9t\u00e9 une aventure de plusieurs ann\u00e9es, durant lesquelles l’animal a \u00e9t\u00e9 entra\u00een\u00e9 \u00e0 marcher sur trois pattes, une exp\u00e9rience qui a n\u00e9cessit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 sept ans de travail. Il en a profit\u00e9 pour ajouter, avec humour, que c\u2019est pour cette raison qu\u2019il avait tourn\u00e9 Au nom de la rose<\/em>\u00a0entre-temps.<\/p>\n Jean-Jacques Annaud, toujours aussi actif, a \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 ses projets en cours : \u00ab Je ne con\u00e7ois pas d\u2019\u00eatre inactif \u00bb, a-t-il affirm\u00e9. Pour ceux qui n\u2019ont pas pu assister \u00e0 la masterclass, plusieurs projections de ses films sont pr\u00e9vues tout au long du week-end \u00e0 Remiremont, accompagn\u00e9es d\u2019\u00e9changes avec le r\u00e9alisateur. Un week-end riche en d\u00e9couvertes et en rencontres cin\u00e9matographiques pour les passionn\u00e9s de cin\u00e9ma. (Retrouvez le programme des diffusions<\/a> au cin\u00e9ma Le Majestic)<\/p>\n
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