<\/a>Caroline Vi\u00e9 au micro pour introduire la \u00ab\u00a0s\u00e9ance\u00a0\u00bb<\/p><\/div>\n
Une rencontre qui a permis d’un savoir un peu plus sur le r\u00e9alisateur britannique, en commen\u00e7ant par son int\u00e9r\u00eat tout particulier pour le genre horrifique qui remonte quasiment \u00e0 sa plus tendre enfance, serait-on tent\u00e9 de dire. En effet, ce dernier confie qu’il \u00e9tait litt\u00e9ralement obs\u00e9d\u00e9 par les films d’horreur avant m\u00eame d’avoir le droit d’en voir car il \u00e9tait trop jeune. Il imaginait ces films \u00e0 travers leurs affiches ou les articles qu’il pouvait lire dans la presse sp\u00e9cialis\u00e9e, fantasmant sur Alien, La Nuit des Morts Vivants, Evil Dead<\/em> et autres grands classiques de l’\u00e9poque. Ses parents n’ont pas eu tout de suite de magn\u00e9toscope et lorsqu’enfin le jeune Edgar pu regarder Le loup-garou de Londres <\/em>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 10 ans, ils d\u00e9cid\u00e8rent \u00e0 la moiti\u00e9 du film que c’\u00e9tait un petit peu \u00ab\u00a0too much<\/em>\u00a0\u00bb pour lui et son fr\u00e8re ! Retour \u00e0 la case d\u00e9part… A 14 ans, il visionne enfin tous ces films qui le faisaient r\u00eaver (ou cauchemarder !!) et, comme il le dit lui-m\u00eame, il n’est vraiment pas d\u00e9\u00e7u.\u00a0 Le loup-garou de Londres<\/em> est sans doute le \u00ab\u00a0turning point\u00a0\u00bb pour lui, celui qui l’a le plus marqu\u00e9. Mais il y a \u00e9galement un fameux documentaire sur la fa\u00e7on dont Sam Raimi avait r\u00e9alis\u00e9 Evil Dead : \u00ab\u00a0C’est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que je me suis dit : c’est ce que je veux faire !\u00a0\u00bb <\/em>D’autres documentaires similaires suivront, concernant Robert Rodriguez et son El Mariachi<\/em> ou Pete Jackson et Bad Taste<\/em>.<\/p>\nEdgar Wright sort son premier film A fistful of fingers<\/em> en 1995 (qui passe relativement inaper\u00e7u) et 9 ans apr\u00e8s arrive le fameux Shaun of The Dead<\/em>, premier opus de la trilogie dite Cornetto<\/em>, du nom des cornets de glace. \u00ab\u00a0J’avais imagin\u00e9 cette sc\u00e8ne o\u00f9 le personnage principal mange un Cornetto apr\u00e8s une gueule de bois, et c’est qui l’aide \u00e0 en sortir. (…) C’est quelque chose qui m’est arriv\u00e9e personnellement. Et \u00e0 une avant-premi\u00e8re de mon film, il y avait des Cornetto partout, j’\u00e9tais super content. Du coup, j’ai refait une r\u00e9f\u00e9rence aux Cornetto dans le film suivant, mais \u00e0 l’avant-premi\u00e8re, pas de Cornetto, on \u00e9tait super d\u00e9\u00e7us. Et un journaliste qui avait remarqu\u00e9 tout \u00e7a m’a demand\u00e9 si finalement ce serait une trilogie… Et j’ai r\u00e9pondu : oui, bien s\u00fbr. C’est donc devenu une sorte de proph\u00e9tie qu’il fallait accomplir, avec 3 films, 3 parfums de Cornetto, 3 couleurs, mais bon, c’est assez largement surinterpr\u00e9t\u00e9 !<\/em>\u00a0\u00bb Vous savez tout ou presque sur le sujet des Cornetto !<\/p>\nEn revanche, ce que vous ne savait peut-\u00eatre pas, c’est qu’Edgar Wright a cherch\u00e9 \u00e0 contacter George A. Romero pour lui pr\u00e9senter son film. Finalement, le r\u00e9alisateur am\u00e9ricain a eu droit a une s\u00e9ance priv\u00e9e dans un cin\u00e9ma de Floride : \u00ab\u00a0J’ai su qu’il \u00e9tait seul dans la salle, avec juste un agent de s\u00e9curit\u00e9 charg\u00e9 de le surveiller pour ne pas qu’il enregistre. Ce qui est fou, d’autant plus que si une personne sur terre devait avoir le droit de faire de l’argent sur mon film, c’est bien lui !! Quelques semaines plus tard il m’a appel\u00e9, c\u2019\u00e9tait lui au bout du fil…\u00a0\u00bb un coup de fil qui en vaut forc\u00e9ment mille pour Edgar Wright qui aura la chance de rencontrer Romero peu de temps apr\u00e8s : \u00ab\u00a0Il nous a demand\u00e9 ce qu’on allait faire apr\u00e8s. Alors je lui ai dit, un truc avec des policiers, tout \u00e7a… Et il a r\u00e9pondu, surpris : \u00ab\u00a0Alors vous vous retirez ?!!!<\/em>\u00a0\u00bb (sous-entendu du genre horreur – NDLR). Car pour lui, tu rentres dans ce genre, et tu n’en sors jamais<\/em>\u00ab\u00a0…<\/p>\nMais Edgar Wright, au contraire, c’est la versatilit\u00e9, le m\u00e9lange des genres, des genres qu’il appr\u00e9cie et qu’il respecte : \u00ab\u00a0Ces trois films de la trilogie ne sont pas des parodies, ils insufflent quelque chose de nouveau au genre, quelque chose d’inattendu<\/em>\u00a0\u00bb pr\u00e9cise le r\u00e9alisateur. Cela provient sans doute qu’il aime se servir des genres pour int\u00e9grer des th\u00e8mes qui sont justement inattendues, mais aussi du fait qu’il met beaucoup de lui et de ses propres exp\u00e9riences dans ses films tout en essayant de ne jamais faire le m\u00eame film, d’apporter quelque chose de nouveau, de fuir l’ennuie et la redondance. Peut-\u00eatre est-ce \u00e9galement pour cela qu’il continue \u00e0 aller voir des films au cin\u00e9ma, comme un simple quidam, avec du public et en payant sa place, lui qui a conserv\u00e9 son enthousiasme et son \u00e2me de fan !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Invit\u00e9 d’honneur du festival de G\u00e9rardmer avec Nicolas Meyer, Edgar Wright \u00e9tait \u00e0 la MCL de G\u00e9rardmer samedi apr\u00e8s-midi […]<\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":57101,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,4,18],"tags":[],"acf":[],"yoast_head":"\n
Edgar Wright : cam\u00e9o, cornetto & Romero - Gerardmer Info<\/title>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n