En effet, plusieurs ateliers du m\u00eame type avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 anim\u00e9s un peu plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e pour les collectivit\u00e9s, usagers et acteurs \u00e9conomiques des 3 lacs de la vall\u00e9e (et prochainement pour les vacanciers, les grandes vacances approchant \u00e0 grands pas), l’intention du plan Grands Lacs \u00e9tant de coconstruire, de s’ouvrir et de s’entourer d’un maximum d’acteurs pour parvenir \u00e0 ses fins : pr\u00e9server les lacs et en am\u00e9liorer la qualit\u00e9. Pour dynamiser le projet, contribuer \u00e0 d\u00e9ployer le plan et faire le lien entre les diff\u00e9rents acteurs, le cabinet conseil Res-Publica a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9 et intervient depuis f\u00e9vrier avec les deux communes. Cabinet repr\u00e9sent\u00e9 par D\u00e9borah Chauvet et Fr\u00e9d\u00e9ric Fiatte qui ont notamment anim\u00e9 les ateliers de ce 1er juillet.<\/p>\n
Mais les deux intervenants principaux de ces ateliers \u00e9taient Pierre-Olivier Lausecker de l’agende de l’eau Rhin-Meuse, et Louis Hermon du Conservatoire d’Espaces Naturels de Lorraine (CEN), les deux structures qui portent le plan Grands Lacs. Un plan qui est d\u00e9j\u00e0 mis en route, comme l’ont rappel\u00e9 les deux hommes : \u00ab\u00a0Des choses ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 faites par les communes et en collaboration avec ces derni\u00e8res. Aujourd’hui l’id\u00e9e est d’englober la population, de l’impliquer dans la d\u00e9marche. Un diagnostic sur les 3 lacs a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 sous l’\u00e9gide de l’agence de l’eau par une promotion d’\u00e9tudiants. Il s’agit d’un document en plusieurs volumes vraiment tr\u00e8s complet avec un livret d’actions qui a \u00e9t\u00e9 soumis aux \u00e9lus concern\u00e9s\u00a0\u00bb expliquent-ils.<\/p>\n
Concernant le diagnostic, les deux intervenants n’ont pas souhait\u00e9 \u00eatre alarmistes, mais les faits et les chiffres sont relativement parlants. Les 3 lacs \u00ab\u00a0ne sont pas en tr\u00e8s bon \u00e9tat\u00a0\u00bb : ils manquent d’eau, souffre de la pollution et de l’artificialisation, un profond d\u00e9s\u00e9quilibre piscicole s’est install\u00e9 et le ph\u00e9nom\u00e8ne d’eutrophisation se fait de plus en plus sentir (indigestion aig\u00fce des lacs). \u00ab\u00a0Il n’y a pas assez de brassage et l’oxyg\u00e9nation des eaux profondes ne se fait plus correctement. Il y a une situation de d\u00e9s\u00e9quilibre qui pourrait amener \u00e0 celle que connaissent certains autres lacs de la r\u00e9gion, \u00e0 savoir la fermeture de la baignade en \u00e9t\u00e9. Il faut se pr\u00e9parer et agir pour \u00e9viter cette situation. Il n’est pas trop tard, mais c’est le moment car le manque d’eau \u00e0 G\u00e9rardmer commence \u00e0 devenir critique. Le pr\u00e9l\u00e8vement d’eau est parfois trop cons\u00e9quent, notamment en p\u00e9riode touristique. (…) Les usages sont li\u00e9s au bon fonctionnement des lacs dont d\u00e9pend le paysage, le cadre de vie, les activit\u00e9s \u00e9conomiques et touristiques etc.\u00a0\u00bb<\/p>\n
Des propos repris par Olivier Braud du Commissariat de Massif : \u00ab\u00a0Nous sommes \u00e0 un tournant : les lacs et les secteurs o\u00f9 ils sont implant\u00e9s sont soumis \u00e0 diff\u00e9rents types de pressions telles que la surpopulation en certaines p\u00e9riodes, ou encore le r\u00e9chauffement climatique etc. Il faut que le massif soit habit\u00e9 mais reste habitable, qu’il soit dynamique en restant attractif. (…) Quoiqu’on fasse, en ce qui concerne le climat, les d\u00e9s sont jet\u00e9s pour les 20 ann\u00e9es \u00e0 venir. Il faut donc avoir une gestion partag\u00e9e de l’eau. Pour y parvenir, d’importants moyens financiers seront mis en \u0153uvre par l’agence de l’eau.\u00a0\u00bb Le diagnostic r\u00e9v\u00e8le donc une situation compliqu\u00e9e, mais des solutions existent qu’il faut pouvoir collectivement affiner et mettre en \u0153uvre collectivement \u00e0 travers ce fameux plan Grands Lacs. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale et comme l’a pr\u00e9cis\u00e9 Louis Hermon, il faut appuyer sur un plan d’\u00e9conomie de l’eau en r\u00e9alisant au pr\u00e9alable une \u00e9tude de consommation : qui consomme quoi, quand et comment ? L’autre point important \u00e0 ma\u00eetriser concerne la caract\u00e9risation des flux en eau pluviale et en ruisellement. \u00ab\u00a0Il s’agit des arriv\u00e9es en eau dans les lacs dont nous devons identifier les sources de pollution pour pouvoir y rem\u00e9dier. Sur ce point, par exemple, nous pouvons agir en travaillant avec l’ONF, mais aussi en prot\u00e9geant les zones humides qui pr\u00e9serve l’eau et la restitue en cas de besoin, ou encore en renaturant les cours d’eau\u00a0\u00bb ajoute Louis Hermon. Sans oublier d’apporter une attention partculi\u00e8re \u00e0 l’am\u00e9nagement des berges qui sont les poumons des lacs, ou encore \u00e0 la baisse des pollutions toxiques de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n
Il y a donc du pain sur la planche, mais le jeu en vaut la chandelle, mieux encore, c’est un imp\u00e9ratif pour la vall\u00e9e qui d\u00e9pend de ses lacs qui sont importants \u00e0 plus d’un titre : \u00ab\u00a0Ils alimentent un r\u00e9seau hydrographique, beaucoup d’esp\u00e8ces sont inf\u00e9od\u00e9es \u00e0 ce milieu, ils nous prot\u00e8gent des crues et restituent l’eau en p\u00e9riode de s\u00e9cheresse, ils contribuent \u00e0 un cadre de vie exceptionnel et apportent des activit\u00e9s dont d\u00e9pend une partie de l’attractivit\u00e9 et donc de l’\u00e9conomie touristique.\u00a0\u00bb Pour r\u00e9sumer, le temps presse et nos lacs ont besoin de tout le monde, ils ont besoin de vous autant que vous avez besoin d’eux !<\/p>\n<\/div>\n
Dernier d’une s\u00e9rie qui avait d\u00e9but\u00e9 dans la matin\u00e9e, l’atelier participatif plan Grands Lacs d\u00e9di\u00e9 aux habitants de G\u00e9rardmer et […]<\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":53672,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,7,25,42,40],"tags":[],"acf":[],"yoast_head":"\n