<\/a><\/p>\nCe 6 avril dans la matin\u00e9e \u00e9tait diffus\u00e9 le nouveau\u00a0film du r\u00e9alisateur Isra\u00e9lien Samuel Maoz, connu notamment pour son pr\u00e9c\u00e9dent long-m\u00e9trage \u00ab\u00a0Lebanon\u00a0\u00bb sorti en 2012. Cette fois, le r\u00e9alisateur a fait le choix os\u00e9 de traiter d’un sujet particuli\u00e8rement d\u00e9licat : le service militaire obligatoire en Isra\u00ebl. On notera d’ailleurs que pour ce choix ambitieux mais judicieux, le film a fait pol\u00e9mique dans son pays d’origine comme l’a expliqu\u00e9e Nina Kawakami (responsable de la programmation en province chez Sophie du Lac distribution) avant la diffusion.<\/p>\n
Yonatan, 19 ans, est envoy\u00e9 faire son service militaire sur un poste en plein d\u00e9sert qui se trouve sur la ligne de fronti\u00e8re. Au milieu de nulle part, dans des conditions plus que rudimentaires le personnage principal partage son quotidien avec quatre jeunes hommes dans cette m\u00eame situation. Mais un \u00e9v\u00e8nement va bouleverser les choses et laisser les parents de Yonatan dans une souffrance insoutenable…<\/p>\n
Ce film t\u00e9moigne d’une urgence dans un contexte tr\u00e8s particulier. Le r\u00e9alisateur a d\u00e9cid\u00e9 de couper le film en trois\u00a0\u00a0\u00bb phases\u00a0\u00bb filmant la vie des parents rest\u00e9s impuissants \u00e0 Tel Aviv et celle\u00a0du jeune homme au poste fronti\u00e8re. Dans chaque partie l’un des personnages a le r\u00f4le central pour que le\u00a0\u00ab\u00a0spectateur fasse l’exp\u00e9rience d’une\u00a0transformation \u00e9motionnelle au cour du film (…) afin que la premi\u00e8re partie le d\u00e9stabilise, que la seconde l’hypnotise et que la troisi\u00e8me l’\u00e9meuve\u00a0\u00bb. Une pointe d’originalit\u00e9 constitue aussi l\u2019\u0153uvre. En effet, par l’interm\u00e9diaire des dessins de Yonatan, le spectateur apprend \u00e0 conna\u00eetre cette famille et surtout ce p\u00e8re myst\u00e9rieux et violant, p\u00e8re qui se d\u00e9couvre lui m\u00eame \u00e0 travers les esquisses de son fils.<\/p>\n
Certaines sc\u00e8nes peuvent para\u00eetre longues mais elles semblent aussi indispensables afin de donner de la profondeur au film. Le travail sur le son est aussi une part int\u00e9ressante du travail du r\u00e9alisateur, on se surprend souvent \u00e0 sursauter surtout lors des actions du p\u00e8re impulsif et en col\u00e8re. Enfin, on peut souligner que \u00ab\u00a0Foxtrot\u00a0\u00bb ne se mure pas dans une m\u00e9lancolie permanente mais arrive \u00e0 faire sourire et ainsi, transcrire la r\u00e9paration, la joie, l’humanit\u00e9 dans une vie parfois boulevers\u00e9e. Une\u00a0vie qui, telle un\u00a0foxtrot, peut\u00a0traduire un recommencement perp\u00e9tuel et in\u00e9vitable.<\/p>\n
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"Foxtrot" comme derni\u00e8re danse. - Gerardmer Info<\/title>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n