<\/a><\/p>\nPr\u00e9sent\u00e9 ce dimanche matin \u00e0 l’Espace LAC, Housewife<\/em>\u00a0du r\u00e9alisateur turc Can Evrenol est le dernier\u00a0long-m\u00e9trage en lice de la comp\u00e9tition. \u00c0 l’issue de la projection, Cl\u00e9mentine Poidatz, l’actrice principale du film, et Cl\u00e9ment Lepoutre, le coproducteur,\u00a0se sont lov\u00e9s dans les fauteuils du Grand H\u00f4tel pour vanter les m\u00e9rites de cette histoire naviguant entre r\u00eave et r\u00e9alit\u00e9.\u00a0<\/strong><\/p>\nQu\u2019est-ce qui vous a\u00a0s\u00e9duit dans le sc\u00e9nario de Housewife<\/em> ?<\/span><\/strong><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :\u00a0<\/span><\/strong>Je ne connaissais pas du tout les films de genre. Je n\u2019avais rien vu \u00e0 part <\/span>Scream<\/em> et Souviens-toi l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier<\/em>.\u00a0Non parce que je n\u2019aimais pas, mais parce que je pensais que \u00e7a ne m\u2019int\u00e9ressait pas. C\u2019est tr\u00e8s b\u00eate… Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 faire mon m\u00e9tier, j\u2019avais l\u2019impression qu\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un certain style de cin\u00e9ma qu\u2019il fallait aimer. En lisant le sc\u00e9nario, je ne savais pas si j\u2019en avais peur. Je ne savais pas trop quoi en penser. Puis\u00a0j\u2019ai rencontr\u00e9 Can et j\u2019ai vu Baskin, <\/em>son premier film. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s violent pour moi, mais je me suis dit\u00a0: \u201cC’est g\u00e9nial. Va te frotter \u00e0 un univers que tu ne connais pas.\u00a0Sors de ta zone de confort.\u201d D\u2019avoir un personnage f\u00e9minin aussi fort, c\u2019est quelque chose que je n\u2019avais jamais fait. Il y avait aussi le d\u00e9fi d\u2019aller tourner en Turquie, dans un pays qui m\u2019est compl\u00e8tement \u00e9tranger. Cela m\u2019excitait, mais je ne savais pas si je serais capable de le faire. J\u2019ai tout de suite \u00e9t\u00e9 intrigu\u00e9e par ce sc\u00e9nario. Can sait bien filmer. Il est intelligent et g\u00e9n\u00e9reux.\u00a0Depuis\u00a0j<\/span>e me rattrape sur les films de genre : je me suis achet\u00e9 plein de DVD. J\u2019ai une vraie fascination…<\/span><\/p>\nVotre entourage vous a-t-il formul\u00e9 des doutes quant \u00e0 ce r\u00f4le ?<\/strong><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :<\/strong>\u00a0Oui, on m\u2019a fortement d\u00e9conseill\u00e9 de le faire. Mais moi d\u00e8s qu\u2019on d\u00e9conseille un truc, j\u2019ai encore plus envie d\u2019y aller. Je suis Bretonne !\u00a0Quelqu’un<\/span>\u00a0m\u2019a demand\u00e9 un jour si je n\u2019avais pas peur d\u2019\u00eatre catalogu\u00e9e \u00ab\u00a0gore cul\u00a0\u00bb avec ce film. Je lui ai r\u00e9pondu : \u201cVous posez cette question \u00e0 Charlotte Gainsbourg quand elle tourne avec Lars Von Trier ?\u201d<\/span><\/p>\nUne fois sur le tournage, vous n\u2019avez pas eu d\u2019interrogations ou de regrets ?<\/span><\/strong><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :\u00a0<\/span><\/strong>Au d\u00e9but, je ne devais pas\u00a0avoir le premier r\u00f4le, mais un second r\u00f4le, celui de Val\u00e9rie. Il s\u2019est trouv\u00e9 que l\u2019actrice qu\u2019il avait choisie n\u2019\u00e9tait plus disponible et du coup il me l\u2019a propos\u00e9…<\/span><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/strong> Can est tomb\u00e9 amoureux de toi direct !<\/span><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :<\/strong>\u00a0Ah bon ? Je ne savais pas\u2026 On est n\u00e9 le m\u00eame jour, c\u2019est dr\u00f4le. Sur le tournage, ce qui m\u2019a fait peur au d\u00e9but, c\u2019\u00e9tait le rapport au corps. Il y avait m\u00eame une sc\u00e8ne avec une cam\u00e9ra qui devait me rentrer dedans\u2026 <\/span><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/strong>\u00a0Un peu \u00e0 la Gaspar No\u00e9 dans Enter the void<\/em>. <\/span><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :<\/strong>\u00a0C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre ma limite, mais je me suis dit : \u00ab\u00a0Vas-y, saute dans le vide\u00a0\u00bb. J\u2019ai juste dit \u00e0 Can que je ne voulais pas de vraies sc\u00e8nes de sexe et pas de violence avec les enfants. Mais apr\u00e8s il pouvait me demander ce qu\u2019il voulait. J\u2019avais totalement confiance en lui. Je n\u2019ai jamais remis en question quoi que ce soit. C\u2019est la premi\u00e8re fois que je travaillais en confiance totale. C\u2019est un choix de ma part et un choix de sa part aussi. Il a besoin de savoir que tu es heureuse. C\u2019\u00e9tait un tournage de r\u00eave. Je resigne demain. Si je ne pouvais faire que \u00e7a maintenant, j\u2019adorerais ! D\u2019\u00eatre dans du sang, dans de la neige\u2026<\/span><\/p>\nLa fin du film peut laisser circonspect…<\/span><\/strong><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/strong>\u00a0Can a voulu l\u00e2cher les vannes. Cela lui tenait vraiment \u00e0 c\u0153ur. On en a beaucoup discut\u00e9. Il a vraiment d\u00e9fendu sa fin jusqu\u2019au bout. Honn\u00eatement, quand j\u2019ai d\u00e9couvert le film, je me suis dit qu\u2019il avait eu raison. C\u2019est assez clivant. On aime ou on d\u00e9teste.<\/span><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :<\/strong>\u00a0Can est quelqu\u2019un de tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reux, qui a envie de faire plaisir \u00e0 son public. Pour lui, rien n\u2019est \u201ctoo much\u201d dans ce genre. Je me souviens qu\u2019au d\u00e9but, moi aussi je questionnais un peu la fin. Ce n\u2019est pas un peu trop, l\u00e0 ? Cet accouchement qui dure des plombes, cette cr\u00e9ature\u2026 Mais je trouve la derni\u00e8re image hyper belle avec cette cr\u00e9ature tentaculaire. <\/span><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/strong>\u00a0C\u2019est un grand fan de Lovecraft. Il trouvait que \u00e7a faisait sens avec le film, qui est un m\u00e9lange entre cauchemar et r\u00e9alit\u00e9. On l\u2019a suivi dans son d\u00e9lire. C\u2019est le bouquet final. Dans Baskin<\/em>, c\u2019est pareil : la derni\u00e8re demi-heure est un feu d\u2019artifice hyper graphique. Il voulait redonner une \u00e9nergie comme \u00e7a au film.<\/span>\u00a0Can est un \u00e9norme geek du film de genre. Chez lui, il a une dvdth\u00e8que hallucinante. Sur ce film en particulier, il voulait rendre hommage au cin\u00e9ma italien des ann\u00e9es 70-80, comme Mario Bava ou Dario Argento. <\/span><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :<\/strong>\u00a0Can est devenu fou quand, il y a trois jours, je lui ai dit que Mathieu Kassovitz \u00e9tait pr\u00e9sident du Jury. La Haine<\/em> est un des films qui a chang\u00e9 sa vie. <\/span><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/strong>\u00a0Can est vraiment d\u00e9sol\u00e9 de ne pas pouvoir \u00eatre \u00e0 G\u00e9rardmer. Il tourne une s\u00e9rie en ce moment. Et son troisi\u00e8me film sera r\u00e9alis\u00e9 cet \u00e9t\u00e9. <\/span><\/p>\nCoproduit \u00e9galement par votre soci\u00e9t\u00e9 de production Vixens ?<\/span><\/strong><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/span><\/strong>\u00a0Il nous a envoy\u00e9 son projet il y a deux semaines. C’est clair qu’on aimerait le suivre sur sa carri\u00e8re.\u00a0C’est un r\u00e9alisateur que mes associ\u00e9s Gary et Olivier suivions et, quand on a lanc\u00e9 notre soci\u00e9t\u00e9, Vixens, on lui a demand\u00e9 ce qu’il avait sous la main. Il nous a fait lire \u00e7a. On a essay\u00e9 de travailler main dans la main avec lui et son cosc\u00e9nariste Cem \u00d6z\u00fcduru. Ce que j’aime bien chez lui, c’est qu’il n’a aucune limite. Nous faisons partie de ces producteurs<\/span> qui aiment bien laisser la main libre au r\u00e9alisateur, sans le brimer. Je ne compare pas \u00e0 \u00e7a \u00e0 David Lynch, mais le sc\u00e9nario m\u2019a fait penser \u00e0 Mulholland Drive<\/em> o\u00f9 on se perd dans la notion de r\u00e9alit\u00e9. En plus, Can d\u00e9fend un cin\u00e9ma de genre qu\u2019on voit de moins en moins. Ce film sortait du lot, on a eu envie de le d\u00e9fendre.\u00a0<\/span>Avec Baskin<\/em>, Can est devenu culte en Turquie. Sur les r\u00e9seaux sociaux, il a une \u00e9norme communaut\u00e9 de followers. Toutes ses \u00e9quipes le suivent pour d\u00e9fendre sa vision jusqu\u2019au bout.<\/span><\/p>\nQuand sort le film en France ?<\/span><\/strong><\/p>\nCl\u00e9ment Lepoutre :<\/strong>\u00a0On est contact avec des distributeurs…<\/span><\/p>\nUn prix \u00e0 G\u00e9rardmer pourrait vous aider\u2026<\/span><\/strong><\/p>\nCl\u00e9mentine Poidatz :<\/strong>\u00a0Inch Allah ! On vient avec une 2CV par rapport aux autres films de la comp\u00e9tition, mais c\u2019est une jolie 2CV qui fait envie…<\/span><\/p>\n\u00a9 Cr\u00e9dit photo : Bernadino<\/p>\n
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Pr\u00e9sent\u00e9 ce dimanche matin \u00e0 l’Espace LAC, Housewife\u00a0du r\u00e9alisateur turc Can Evrenol est le dernier\u00a0long-m\u00e9trage en lice de la comp\u00e9tition. […]<\/p>\n","protected":false},"author":233,"featured_media":31931,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,221],"tags":[3428,91],"acf":[],"yoast_head":"\n
Festival de G\u00e9rardmer : "On est la 2CV de la comp\u00e9tition, mais une jolie 2CV..." - Gerardmer Info<\/title>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n\n\n\n\t\n\t\n\t\n