Tsering est seule avec ses b\u00eates \u00e0 plus de 5 000 m\u00e8tres<\/strong><\/p>\n \u00ab\u00a0Pour devenir berger, il faut avoir une t\u00eate d’acier. \u00bb<\/em>\u00a0C’est ce que le p\u00e8re de Tsering r\u00e9p\u00e9tait \u00e0 sa fille quand elle \u00e9tait enfant. Tsering a pris la rel\u00e8ve et, \u00e0 50 ans, continue \u00e0 mener pa\u00eetre son troupeau de trois cents moutons et ch\u00e8vres pashmina (qui fournissent la laine cachemire) sur les hauts plateaux du Ladakh, dans l’extr\u00eame nord de l’Inde. Pendant pr\u00e8s d’un an, son fr\u00e8re Stanzin l’a film\u00e9e avec une distance respectueuse \u2014 admirative, m\u00eame \u2014, dans des conditions particuli\u00e8rement rudes.\u00a0\u00bb<\/p>\n <\/p>\n
<\/a>Le film documentaire \u00ab\u00a0Tsering, Berg\u00e8re au Ladakh\u00a0\u00bb sera projet\u00e9 \u00e0 la MCL de G\u00e9rardmer, \u00e0 la salle art et essai de St Di\u00e9 et au cin\u00e9ma de La Bresse.<\/strong><\/p>\n
<\/a>Visuellement superbe, le film qu’il cosigne avec la Fran\u00e7aise Christiane Mordelet (qui conna\u00eet parfaitement la r\u00e9gion, o\u00f9 elle se rend tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement depuis une trentaine d’ann\u00e9es) est simple, sobre, \u00e9l\u00e9mentaire, \u00e0 l’image de sa figure principale qu’on voit souvent seule, entour\u00e9e de ses b\u00eates. Point minuscule dans ces grandioses paysages himalayens de neige et de roche, Tsering ne se plaint jamais malgr\u00e9 l’\u00e9loignement des siens, ne craint ni les crevasses ni les b\u00eates sauvages qui r\u00f4dent la nuit. A ses animaux, elle parle comme \u00e0 des enfants, les houspillant parfois gentiment. D’une grande tendresse mais d\u00e9nu\u00e9es de sensiblerie, ces sc\u00e8nes-l\u00e0 sont particuli\u00e8rement touchantes. \u2014 Vincent Arquilli\u00e8re de T\u00e9l\u00e9rama<\/p>\n