M\u00e9m\u00e9 ressuscite le pass\u00e9, Tonton et Rita ne sont pas loin. Tonton, il s’agit de Gilles Ferry de la feue \u00e9picerie install\u00e9e place du m\u00eame nom et Rita, n’est autre que la forte dame qui \u00e9tait install\u00e9e \u00e0 la caisse, comme riv\u00e9e\u00a0 \u00e0 jamais sur son si\u00e8ge au Grand Bazar… Et \u00e0 l’\u00e9vocation du grand Bazar,\u00a0 tout est dit…enfin pour les vieux que nous sommes ou que nous deviendrons tous.<\/p>\n
M\u00e9m\u00e9 prend la place , \u00ab\u00a0the Place to be<\/em>\u00a0\u00bb dixit nos amis de la Perfide Albion. M\u00e9m\u00e9 c’est Adeline Fays-Bernardin, la compagne d\u2019Olivier Lapotre du\u00a0 restaurant le Collet. M\u00e9m\u00e9 c’est donc une collaboration \u00e9troite pour un couple qui partage les m\u00eames passions. C’est ainsi qu’est n\u00e9 le concept, unique dans les Vosges, voire peut-\u00eatre un peu plus loin.\u00a0 Olivier collectionne depuis des lustres des vieilles boites en ferraille, des vieilles pub\u00a0 qui sentent bon la France du Banania ou de la gazoline… Des trucs disparus, des ramasses poussi\u00e8re de jadis aujourd’hui remis compl\u00e9ment\u00a0 \u00e0 la mode et aux gouts du jour.\u00a0 Un temps r\u00e9volu dont\u00a0 ressurgit, d’un seul coup d’un seul, le pass\u00e9, port\u00e9 par la volont\u00e9 de proposer aux g\u00e9r\u00f4mois et aux vacanciers un lieu charg\u00e9 d’histoire de France et d’ailleurs. Du vintage pur jus qui fait bon \u00e0 l’\u00e2me, en pleines sixties et seventies.\u00a0 Il y\u00a0 a 40 ans on balan\u00e7ait sans scrupule tous les meubles de cuisine en formica, aujourd’hui on se les arrache \u00e0 coup de centaines d’euro dans les puces parisiennes. Adeline et Olivier grimpent dans la machine \u00e0 remonter le temps comme dans le film de Robert Zemeckis\u00a0 Retour vers le Futur \u00ab\u00a0nom de dieu Marty<\/em>\u00ab\u00a0. En fermant les yeux, attabl\u00e9 \u00e0 M\u00e9m\u00e9 on pourrait voir se garer devant l\u2019\u00e9choppe tous ceux qui ont marqu\u00e9 de pr\u00e8s ou de loin les 30 glorieuses sur les bords du lac : ils se reconnaitront. Y a du viandox dans l’air, des odeurs de cuir, de bas nylon, si si de bas nylon, d\u2019huile de ricin,\u00a0 de vieilles mob et de Dauphine stationn\u00e9es sur la place….la fameuse place !<\/p>\n M\u00e9m\u00e9 c’est lui aussi Olivier Lapotre<\/strong><\/span>\n Alors Adeline et Olivier ont recompos\u00e9 le pass\u00e9 pour avoir cr\u00e9\u00e9 de toutes pi\u00e8ces\u00a0 un lieu convivial \u00e0 l’ancienne o\u00f9 il est possible de boire un verre dans un caf\u00e9 traditionnel. D\u00e9guster un ballon de vin s\u00e9lectionn\u00e9,\u00a0 commander un plat unique servi \u00e0 midi sauf le dimanche : une endive au jambon, une patate farcie, une poule au pot, ou encore une planche de charcuterie, sans oublier les salades…Pour des prix en phase avec une qualit\u00e9 au quotidien !<\/p>\n Et puis cot\u00e9 \u00e9picerie, les tourtereaux fa\u00e7on M\u00e9m\u00e9 ont \u00e9labor\u00e9 une liste non exhaustive pleine de particularismes \u00e0 l’ancienne sur la base de produits travaill\u00e9s selon une tradition parfois s\u00e9culaire. On retrouve, sur les \u00e9tag\u00e8res des meubles de l’ancien bazar de Rita, des poivres aromatis\u00e9s, des moutardes de jadis, des huiles et vinaigres d\u2019antan en bonbonne, des cornichons chonchon et puis des confitures tuture.\u00a0 Du caf\u00e9 arriv\u00e9 en ligne droite d\u2019Italie et du th\u00e9…Hein du th\u00e9. Ben oui ! Adeline a s\u00e9lectionn\u00e9 des th\u00e9s sp\u00e9ciaux qu’il est possible d\u2019acheter au gramme pr\u00e8s, comme le reste, comme les friandises sorties d’une chanson de Renaud. Tatatin !<\/p>\n L\u00e0 encore un d\u00e9tour s’impose, pattes d’Ef et pantalon \u00e0 goutti\u00e8re de circonstance. Pour les yeux, les odeurs, les go\u00fbts et les soir\u00e9es vinyle ( y aura les Stones c’est sur et les b\u0153ufs attel\u00e9s) des parties de tarot\u00a0 programm\u00e9es sans fum\u00e9e. H\u00e9las !\u00a0 Adeline et Olivier ne pourront malheureusement pas organiser des \u00ab\u00a0after\u00a0\u00bb digne d’un fog londonien ou d’une soir\u00e9e \u00e9lectorale comme \u00e0 l’\u00e9poque ou il faisait bon s’intoxiquer sans mod\u00e9ration. Dans les ann\u00e9es 60 et 70 le cancer n’existait pas, enfin c’est ce qu’on croyait. M\u00e9m\u00e9 y a \u00e9chapp\u00e9 !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" M\u00e9m\u00e9 ressuscite le pass\u00e9, Tonton et Rita ne sont pas loin. Tonton, il s’agit de Gilles Ferry de la feue […]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"acf":[],"yoast_head":"\n