Jeudi 20 février la directrice générale du MEDEF Garance Pineau s’est rendue dans l’entreprise Garnier Thiebaut accompagnée du président du MEDEF Grand Est Alexandre Farro et d’une quinzaine de chefs d’entreprises vosgiens pour une visite pilotée par son responsable Paul Demontclos.
Garance Pineau qui a été nommée par le Président Patrick Martin en 2023 est diplômée en droit international et européen. Elle a été auparavant conseillère Europe à la présidence de la République et a occupé différents postes auprès de ministres et diplomates. La visite lui a permis de découvrir l’histoire de l’entreprise et ce qui a façonné son succès et sa longévité. Les participants ont posé de nombreuses questions, notamment sur l’export, auxquelles le PDG a répondu en évoquant l’actualité politique et économique. Il dévoilé ses atouts et stratégies pour rester dans la course et répondre aux attentes des clients que sont l’hôtellerie et les particuliers : « réactivité, qualité, personnalisation et petites séries ». Il a ensuite guidé le groupe au travers de ses ateliers et a présenté ses outils à la pointe de la technologie, utilisant l’intelligence artificielle dans de nombreux domaines, ainsi que les réalisations qui font la renommée du linge de maison de luxe de son établissement.
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À Cornimont, l’histoire du restaurant Klassik, ouvert par David Chevrier, tourne au casse-tête administratif. L’homme a vu ses portes se refermer à peine trois mois après son ouverture, le 18 décembre, suite à une fermeture administrative municipale.
Avant son ouverture le 28 septembre, David Chevrier indique avoir suivi les démarches nécessaires : demande d’autorisation de travaux, pose d’une enseigne validée et mise en conformité de l’établissement aux normes d’accessibilité PMR et de sécurité incendie. Deux sorties de secours ont été installées et l’établissement, de type ERP5, n’était pas soumis à une commission d’ouverture.
Mais, à peine ouvert, la mairie lui demande des justificatifs supplémentaires, notamment une vérification de l’accessibilité PMR, alors qu’une attestation sur l’honneur sur le site du service public a été réalisée par David Chevrier. Elle demande aussi une intervention de l’APAVE, un contrôle qui implique trois mois d’attente et un coût de 1 300 € d’après David, ainsi que la validation par un homme de l’art, facturée 2 000 €.
« On veut bien faire ces dépenses, mais qu’on nous laisse les faire sur un an, comme tous les commerces. » – David Chevrier.
Malgré des travaux supplémentaires – changement d’une porte coupe-feu, remplacement de trois disjoncteurs, ajout d’un bloc de secours – et la remise d’un nouveau certificat de conformité électrique, la mairie refuse toujours la réouverture, bloquant également la possibilité d’exploiter l’établissement en simple bar.
L’un des obstacles majeurs a été la découverte d’une fausse attestation de conformité électrique fournie par un prestataire. David Chevrier a été victime d’une escroquerie, « une fraude prouvée et pour laquelle je n’ai pas été poursuivi« , indique-t-il. L’APAVE a depuis refait un contrôle, demandant encore un arrêt d’urgence, mais les mises aux normes n’ont pas suffi à convaincre la mairie.
« On a investi environ 75 000 €, on ne va pas continuer les travaux alors qu’à chaque fois on nous dit non. On est face à un mur. »
Autre sujet de tension : la licence 4, indispensable pour vendre de l’alcool. D’abord refusée par la mairie, puis validée par la préfecture, elle a finalement été accordée… une fois le restaurant déjà fermé.
Contactée, Marie-Josèphe Clément, maire de Cornimont, assure que son refus n’est pas une volonté d’entraver le projet, mais une question de sécurité. Elle rappelle que le restaurant est situé sous des appartements et que la préfecture a demandé aux mairies d’être particulièrement vigilantes après plusieurs incendies récents en France.
« Le rapport de l’APAVE mentionne un risque d’incendie et d’explosion, c’est écrit noir sur blanc. La commission départementale d’accessibilité a rendu un avis défavorable. Tant que tout n’est pas aux normes, il ne pourra pas rouvrir. »
Elle souligne également que le restaurant avait ouvert sans licence, régularisée après coup, et que la municipalité a porté plainte pour faux document suite à la fausse attestation mentionnée ci-dessus.
Face aux exigences qui s’enchaînent et à l’investissement déjà consenti, David Chevrier a décidé de baisser les bras.
« Ce n’est pas un établissement insalubre, tout est propre dedans. Mais on ne peut pas continuer comme ça. »
Le restaurant Klassik restera-t-il une aventure avortée ou pourra-t-il rouvrir après de nouveaux investissements ? L’avenir du projet repose désormais sur une mise en conformité totale, au prix d’un effort financier et administratif supplémentaire.
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Le Groupe SEB vient d’annoncer dans un communiqué l’acquisition de La Brigade de Buyer, un groupe emblématique des arts culinaires français, connu pour ses marques telles que de Buyer, Sabatier, et 32 Dumas.
La Brigade de Buyer, fondée en 1830 dans les Vosges, regroupe des marques synonymes de qualité et de savoir-faire, avec un chiffre d’affaires global de 66 millions d’euros, 290 collaborateurs et trois sites de production en France. Ses principales activités incluent :
Pour Thierry de La Tour d’Artaise, président du Groupe SEB :
« L’acquisition de La Brigade de Buyer s’inscrit dans notre ambition de renforcer notre leadership sur les segments professionnel et premium, en France et à l’international, tout en préservant et valorisant le savoir-faire unique de ces marques emblématiques. Elles représentent l’excellence française et enrichissent notre portefeuille de produits d’exception, à destination des professionnels comme des amateurs de gastronomie. La Brigade de Buyer bénéficie désormais de la puissance du Groupe SEB pour accélérer son développement. »
La Brigade de Buyer, auparavant détenue par Edify, une holding industrielle européenne, bénéficie désormais des ressources et de l’envergure du Groupe SEB pour poursuivre son développement à l’échelle mondiale.
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Les Transports Jean Rouillon, situés dans la commune du Syndicat et notamment visibles grâce à leurs camions personnalisés, ont officiellement été acquis par le Groupe Vingeanne, une entreprise basée en Haute-Marne. Cette intégration marque une nouvelle étape pour les deux sociétés, qui partagent des valeurs communes.
Sur leurs réseaux sociaux, le Groupe Vingeanne a exprimé sa satisfaction à l’annonce de ce rachat :
« Nous avons le plaisir de vous informer que l’entreprise Transports Jean Rouillon rejoint officiellement le Groupe Vingeanne. Au-delà de la synergie possible entre nos activités, cette décision est animée par des valeurs communes de proximité, de solidarité et d’excellence. »
Avec 170 collaborateurs, 30 000 m² d’entrepôts et une flotte de 110 véhicules moteurs, les Transports Rouillon constituent un atout de taille pour renforcer les capacités et l’expertise du Groupe Vingeanne. Les deux entités, membres du réseau Astre, s’inscrivent dans une dynamique tournée vers l’innovation, la performance et le service client.
Et pour la personnalisation des cabines ? Sur le site routier.com, on peut lire que « Les dirigeants de Vingeanne affirment que la tradition de personnalisation des camions Rouillon sera maintenue…« , affaire à suivre !
Ce vendredi 13 décembre, la friperie « Il était une seconde fois », gérée par Vosges TLC, filière d’Evodia, a officiellement inauguré sa nouvelle adresse, 45 rue Charles de Gaulle. Plusieurs élus locaux étaient présents pour marquer cette étape importante. Précédemment située rue de la Franche Pierre, la boutique a choisi ce nouvel emplacement stratégique pour une meilleure visibilité.
Dans une ambiance bohème chic, la friperie propose une large gamme de vêtements de seconde main, allant des tenues du quotidien aux accessoires tels que sacs et chaussures. Ce changement s’inscrit dans une démarche ambitieuse portée par Evodia et Vosges TLC : redorer l’image de la seconde main et inciter à abandonner la fast fashion.
L’initiative ne se limite pas au simple relooking des boutiques. Evodia et Vosges TLC ont choisi de repenser complètement leur réseau de sept friperies, en introduisant un nouveau nom et une décoration plus moderne, afin d’attirer un public plus large et de valoriser les vêtements recyclés.
Une dynamique pour développer la filière textile locale
En complément de ce nouveau concept, Vosges TLC et Evodia visent à stimuler la filière textile locale grâce à des projets innovants. Parmi les initiatives :
- Installation d’une nouvelle chaîne de sur-tri à Girmont, équipée d’un lecteur infrarouge, permettant de trier les textiles avec encore plus de précision.
- Déploiement d’un système de collecte complémentaire : un appel à projets permettra d’équiper les communes dépourvues de bornes textiles d’un système de collecte interne.
Les Vosges, championnes du recyclage textile
Depuis sa création en 2011 par Evodia, Vosges TLC collecte chaque année près de 4500 tonnes de textiles, dont 1600 tonnes proviennent des 330 bornes textiles installées dans tout le département. Les vêtements en excellent état sont redirigés vers les friperies, tandis que les autres trouvent une seconde vie en étant transformés en chiffons d’essuyage, en nouvelles bobines de fil, en isolants ou en matières premières.
Ce projet génère également des emplois locaux, avec 50 collaborateurs qui œuvrent au quotidien pour prolonger la vie des vêtements.
Lors de l’inauguration, les élus locaux ont tenu à saluer les efforts réalisés par le département, rappelant que les Vosges figurent parmi les meilleurs élèves en matière de recyclage textile au niveau national.
Avec ce nouveau concept et ces initiatives novatrices, la friperie « Il était une seconde fois » ambitionne de réconcilier mode et écologie, tout en renforçant la dynamique économique et environnementale du territoire vosgien.
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La chocolaterie Schmitt de Gérardmer figure une fois de plus dans le fameux Gide des Croqueurs de Chocolat et ce n’est pas vraiment une surprise. En revanche, la maison gérômoise franchit un nouveau cap en rejoignant le club convoité des Incontournables de cette édition 2025, avec même un petit clin d’œil dans l’édito de Jacques Pessis, président du Club des Croqueurs.
Jérôme Schmitt pouvait avoir le sourire, c’est bien légitime : avec cette nouvelle consécration, « la boucle est en quelque sorte bouclée », pour reprendre ses propres mots. « Mon père avait reçu son premier Award des Croqueurs de Chocolat il y a 14 ans. Je me souviens, il ne voulait pas aller le chercher. Finalement, on l’avait convaincu d’y aller et j’ai même failli rater la naissance de famille, car j’étais avec papa au salon ! » précise-t-il. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule…
« La boucle est en quelque sorte bouclée avec cette nouvelle distinction, mais l’aventure continue, et elle doit bien continuer. Ça fait plaisir, je suis content pour moi, pour lui, pour nous. Ça veut aussi dire qu’on tient la route, qu’on est dans le prolongement de ce qu’il a créé, qu’on en est digne. Faire partie des Incontournables récompense notre régularité, notre constance, mais ça veut aussi dire que dans un gros village comme Gérardmer, on sait faire du chocolat. J’ai un attachement à ce lieu, à ce laboratoire où j’ai grandi. Il y a une âme ici, ça apporte de la valeur à ce que nous faisons et c’est aussi parce que c’est fait à Gérardmer que c’est bon ! » ajoute Jérôme Schmitt.
Le chocolatier a également souhaité rendre hommage à toute son équipe : « Le guide et cette échéance annuelle nous permettent de travailler sur des créations, ça maintient la pression et ça contribue à créer une émulation au sein de l’équipe. On travaille sur les nouveautés que l’on envoie au Guide avec Rémi qui est avec moi depuis 7 ans et dont je suis très fier également. Il apporte aussi ses idées. Et si on a du temps pour faire tout ça, c’est justement parce qu’on peut compter sur le reste de l’équipe qui nous le permet ». Cette année, Jérôme Schmitt a souhaité remettre la ganache au whisky au goût du jour et a notamment séduit le jury de « chocophiles » avec un savant mélange de pistache et de framboise, un autre chocolat mettant à l’honneur la noix de pécan ou encore une ganache pur chocolat à l’équilibre parfait. Tout un programme…
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Photographie d’archives.
Le Palais des Congrès de Remiremont accueillera de nouveau le Salon de l’Habitat, du 8 au 11 novembre. Organisé par Jean-Philippe Foucat et Alain Berguer, cet événement est devenu incontournable pour les habitants de la région. Durant quatre jours, près de 50 exposants, principalement des artisans locaux, seront présents pour partager leur savoir-faire.
Le salon rassemblera une large palette de métiers du bâtiment, allant des travaux extérieurs aux finitions intérieures. Parmi les artisans présents, Mickaël Henry proposera par exemple une démonstration de papier peint liquide, un produit innovant.
Des organismes comme la Communauté de Communes de la Porte des Vosges Méridionales (CCPVM), France Rénov’, et la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) seront également sur place pour conseiller les visiteurs. Tout au long du week-end, des conférences seront organisées sur les aides à la rénovation, notamment les dispositifs OPAH et OPAH-RU, ainsi que sur des conseils techniques, financiers et juridiques pour les particuliers.
Avec une entrée gratuite comme chaque année, cet événement attire toujours plusieurs milliers de visiteurs, venus découvrir les dernières tendances et innovations du secteur de l’habitat.
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