Avec Afp<\/p>\n
Jean-Luc Moindrot, violeur en s\u00e9rie \u00a0qui avait bris\u00e9 son bracelet \u00e9lectronique et qui avait fui d\u00e9but juin de son domicile de Nancy\u00a0\u00a0avant d’\u00eatre interpell\u00e9 trois semaines plus tard \u00e0 la fronti\u00e8re franco-espagnole (lire notre article) , a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 mercredi \u00e0 18 mois ferme pour \u00e9vasion<\/strong><\/p>\n La condamnation du tribunal correctionnel de Nancy est conforme aux r\u00e9quisitions du parquet, qui avait consid\u00e9r\u00e9 qu’il \u00ab\u00a0s’agissait d’une \u00e9vasion hors du commun d’un homme au pass\u00e9 p\u00e9nal hors du commun\u00a0\u00bb.<\/p>\n \u00ab\u00a0Les expertises psychiatriques, tr\u00e8s inqui\u00e9tantes, sont marqu\u00e9es du sceau de la perversit\u00e9, et ses actes ne tendaient qu’\u00e0 une chose: poursuivre la fuite\u00a0\u00bb, avait estim\u00e9 le substitut du procureur, Pierre Jund.<\/p>\n Jean-Luc Moindrot, 48 ans, avait bris\u00e9 son bracelet \u00e9lectronique avec une pince coupante le 12 juin au matin.<\/p>\n \u00ab\u00a0Je ne supportais plus le bracelet \u00e9lectronique. Je me suis lev\u00e9 un matin et cinq minutes avant d’aller \u00e0 mon travail, j’ai pris mon sac et je suis all\u00e9 vers ma voiture. J’en avais marre. Je ne pensais pas aux cons\u00e9quences, je pensais m\u00eame pas \u00e0 agresser une femme\u00a0\u00bb, s’est d\u00e9fendu le pr\u00e9venu \u00e0 l’audience.<\/p>\n Il a expliqu\u00e9 s’\u00eatre rendu dans le sud pour aller voir la mer, en passant les nuits dans sa voiture, et en survivant pendant ces trois semaines de cavale de ses maigres \u00e9conomies.<\/p>\n Le violeur en s\u00e9rie avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 en 1991 \u00e0 Orl\u00e9ans \u00e0 9 ans d’emprisonnement pour un viol, puis en 2001 \u00e0 Auxerre \u00e0 20 ans de r\u00e9clusion, dont 13 ans de s\u00fbret\u00e9, pour trois nouveaux viols.<\/p>\n Il avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 fin 2013, sous surveillance judiciaire avec bracelet \u00e9lectronique.<\/p>\n Marqu\u00e9 par une enfance difficile, au cours de laquelle il a subi les relations incestueuses de sa m\u00e8re jusqu’\u00e0 l’\u00e2ge de 17 ans, il est pr\u00e9sent\u00e9 par les experts comme \u00ab\u00a0potentiellement dangereux\u00a0\u00bb, avec un fort risque de r\u00e9cidive et suit un traitement de castration chimique.<\/p>\n Apr\u00e8s son interpellation en juillet, M. Moindrot a \u00e9t\u00e9 de nouveau incarc\u00e9r\u00e9, ses r\u00e9ductions de peine ayant \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es par un juge d’application des peines.<\/p>\n Selon son avocate, Me Marie Desmet, le texte incriminant le d\u00e9lit d’\u00e9vasion ne pouvait pas s’appliquer dans le cadre d’une surveillance judiciaire.<\/p>\n \u00ab\u00a0Pour que l’infraction d’\u00e9vasion soit constitu\u00e9e, il faut que la personne soit d\u00e9tenue. Et la surveillance judiciaire, c’est une mesure de s\u00fbret\u00e9: la personne ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme d\u00e9tenue\u00a0\u00bb, soutenait l’avocate en r\u00e9clamant la relaxe.<\/p>\n C’est un \u00eatre humain \u00ab\u00a0qui voulait simplement aller voir la mer, il y avait une soif d’essayer de profiter un petit peu\u00a0\u00bb, a-t-elle plaid\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Avec Afp Jean-Luc Moindrot, violeur en s\u00e9rie \u00a0qui avait bris\u00e9 son bracelet \u00e9lectronique et qui avait fui d\u00e9but juin de […]<\/p>\n","protected":false},"author":44,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[24,6,5],"tags":[],"acf":[],"yoast_head":"\n