Organisé par la Librairie Le Neuf, l’association Les Amis du Neuf, le réseau Escales et la Cour des Arts, en partenariat avec la Ville, la Communauté d’Agglomération et la Région Grand Est, ce nouveau festival déodatien mettra la lumière sur le polar. Un genre littéraire aujourd’hui majeur, qui était encore considéré il y a quelques années comme un sous-genre.
Autour de la thématique du fait-divers, la journée sera rythmée par cinq temps forts. Elle débutera de 9h à 10h à La Cour des Arts, par un portrait de Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire vosgien qui a couvert de nombreux grands procès au XXe siècle, suivi d’un échange avec Francis Nachbar, procureur général et auteur de « Ma rencontre avec le mal ». « Les médias ont-ils une influence sur le travail des magistrats ? » sera le fil rouge de ce premier rendez-vous.
La matinée se poursuivra au musée Pierre-Noël, pour une « confrontation » autour de la question suivante : « Que dit le polar de notre société ? », en présence de Didier Daeninckx, grand nom du néo-polar français, et Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018 et auteur du polar « Aux animaux la guerre ».
L’après-midi, « Polar sur Meurthe » s’installera du côté du parc Jean-Mansuy. Dans un premier temps à La Boussole, pour se pencher sur le thème « Quand la fiction s’inspire du fait divers », en donnant la parole à Gilbert Thiel, ancien juge d’instruction en charge des dossiers faits-divers et terrorisme, et Patricia Tourancheau, journaliste et documentariste spécialiste des faits-divers. Cette « parole aux experts » s’enchaînera sur un échange avec Philippe Jaenada, romancier du fait divers. Dans un second temps à la Tour de la Liberté, où plusieurs auteurs se « mettront à table » pour évoquer le lien entre polar et ruralité, un thème très présent dans les polars français.
Enfin, le festival se clôturera non pas à Saint-Dié-des-Vosges, mais à quelques kilomètres de là. Plus précisément à la salle des fêtes de Ban-de-Laveline, qui accueillera à partir de 20h30 une rencontre décentralisée, « Quand le journaliste réécrit le fait divers », avec Guillaume Tion et Sabrina Champenois.
Le tableau de cette première édition sera complété par la présence d’auteurs de polars, majoritairement de la Région, des jeux et une murder party à La Boussole, de 9h30 à 18h, ainsi qu’une bourse aux polars sur les quais de la Meurthe, de 9h à 17h.
À ce propos, les personnes qui souhaitent vendre des romans, bandes dessinées et DVD sur le thème policier, enquête ou fait-divers, sont invitées à réserver leur place avant le 20 mai prochain, au 06-82-02-00-48 ou 06-72-37-05-24, ou via polarsurmeurthe@gmail.com. Le prix par deux mètres linéaires est de 10 €, en sachant que les tables ne seront pas fournies. En cas de pluie, un repli est prévu sous la halle de la Place du Marché.
« Polar sur Meurthe » sera de retour chaque année, non pas sur une seule journée mais sur un week-end complet. C’est en tout cas le souhait des organisateurs, qui ont d’ores et déjà annoncé les thématiques des trois prochaines éditions. Il s’agira, respectivement, de « Polar et ruralité », « Femme et polar » et « Polar et géopolitique », en lien avec le Festival International de Géographie.
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Pour aller plus loin : www.polarsurmeurthe.fr
J.J.
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archive
Du 22 au 25 mai 2025, la ville d’Épinal se métamorphosera une fois de plus en un véritable sanctuaire des littératures de l’imaginaire à l’occasion des Imaginales. Cette nouvelle édition promet d’être audacieuse et engagée, en mettant à l’honneur une thématique centrale : l’inclusion et la représentation de la norme – et de l’exception – dans les récits fantastiques et de science-fiction.
À travers débats, tables rondes et rencontres, le festival explorera la diversité des personnages et des univers imaginaires, interrogeant notamment la place du handicap et des figures de super-héros dans la littérature. Un programme riche qui rassemblera auteurs et autrices de renom, prêts à partager leur vision et leur créativité avec le public.
Les passionnés de bande dessinée seront comblés par la présence de Guillaume Singelin, illustrateur talentueux connu pour son travail sur Frontier – Explore – Expand – Escape (Rue de Sèvres), ainsi que du légendaire Olivier Ledroit, dont les illustrations ont marqué des œuvres cultes comme Chroniques de la Lune Noire (Dargaud, avec François Froideval) et Requiem (Glénat, en collaboration avec Pat Mills).
Chaque édition des Imaginales met en avant une étoile montante de la littérature de l’imaginaire, et Plume D. Serves sera le coup de cœur de 2025. Naviguant entre fantasy et science-fiction, elle s’est imposée avec son roman « Nous sommes la poussière » (Les Moutons Électriques), une œuvre qui promet d’envoûter les lecteurs par sa profondeur et son originalité.
Bien plus qu’un simple festival littéraire, Les Imaginales sont avant tout un espace d’échange et de découverte. Pendant quatre jours, écrivains, illustrateurs, chercheurs et lecteurs se croiseront à travers des conférences, expositions et spectacles. Et pour une immersion encore plus intense, Les Nocturnes des Imaginales transformeront le cœur historique d’Épinal en un décor fascinant, grâce à des performances sonores et des vidéos mappings spectaculaires.
Sous la direction artistique de Gilles Francescano, cette édition 2025 s’annonce à la fois réflexive et enchanteresse, questionnant les représentations tout en transportant le public dans des mondes extraordinaires. Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les passionnés de l’imaginaire !
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Derrière cette initiative, on retrouve la Librairie Le Neuf, qui s’est associée pour l’occasion avec la Ville, la Communauté d’Agglomération, la Région Grand Est, l’IUT déodatien et la Cour des Arts.
La réponse de la Librairie Le Neuf au « pourquoi du comment ? » d’un festival de polar déodatien ?
« Pourquoi pas ! Saint-Dié-des-Vosges a toujours été active dans le domaine culturel et associatif. La ville, associée à la librairie, au réseau de bibliothèques et aux associations culturelles, a su fédérer de nombreux passionnés autour du livre. »
« Polar sur Meurthe » se déroulera à plusieurs endroits de la ville : sur les quais de la Meurthe, mais aussi à la Librairie Le Neuf, la Cour des Arts, La Boussole, la Tour de la Liberté et au musée Pierre-Noël.
Parmi les invités, seront présents Frédéric Pottecher, célèbre chroniqueur judiciaire vosgien ; les écrivains Didier Daeninckx et Nicolas Mathieu ; Gilbert Thiel, ancien juge d’instruction spécialisé dans les faits divers et le terrorisme ; les auteurs Philippe Jaenada (sous réserve) et Patricia Tourancheau ; Sylvie Dollet-Thieblemont, professeure des Universités émérite et enseignante-chercheuse ; les journalistes Vianney Huguenot et Élise Lépine (sous réserve).
Portraits, tables rondes, interrogatoire littéraire, bourse aux polars, jeux, escape games, murder party, ateliers d’écriture et accueil de scolaires rythmeront le festival « Polar sur Meurthe », dont le programme complet et détaillé fera l’objet d’un prochain article.
Rendez-vous sur www.polarsurmeurthe.fr pour suivre les dernières actualités du festival.
J.J.
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photos CAE
Organisé par la Communauté d’Agglomération d’Épinal (CAE), cet événement a mis en lumière l’importance du livre dans l’éveil des tout-petits et a célébré le travail des assistants maternels du Relais Petite Enfance – Secteur Ouest.
C’est la première fois qu’un prix littéraire est spécifiquement attribué à un ouvrage jeunesse dans le département.
L’objectif ? Mettre en avant des livres adaptés aux tout-petits, favorisant la découverte sensorielle et le plaisir de la lecture dès le plus jeune âge.
Pendant plusieurs mois, les assistants maternels du territoire ont exploré une sélection d’ouvrages et observé les réactions des enfants pour élire leur favori.
Le grand gagnant de cette première édition est Le jardin au bout des doigts de Pénélope, un ouvrage interactif conçu pour éveiller les sens.
Grâce à ses textures variées et son univers immersif, ce livre a conquis à la fois les professionnels de la petite enfance et les jeunes lecteurs.
Avant la remise du prix, les enfants présents ont eu la chance de participer à un atelier sensoriel imaginé par l’auteure elle-même.
Dans un décor entièrement blanc, ils ont exploré l’univers du livre à travers le toucher, plongeant littéralement au cœur de l’histoire. Une expérience inoubliable qui a renforcé l’importance de la lecture comme vecteur d’éveil et d’émotions.
Avec cette première édition réussie, ce prix départemental dédié aux ouvrages pour la petite enfance semble promis à un bel avenir.
Une belle initiative qui valorise la littérature jeunesse et le rôle essentiel des professionnels de la petite enfance dans l’éveil des plus jeunes à la lecture.
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Sous des airs placides, Alain Saintot nous ouvre son univers, celui d’un écrivain hors du temps qui n’a que peu d’intérêt pour les apparences. Il s’habille de la tête aux pieds en noir, mais n’en est pas pour autant triste, au contraire. Tantôt rieur, tantôt grave ou silencieux, Alain, plutôt introverti, est en fait un passionné qui se livre en son temps, à condition de bien vouloir franchir les limites de nos certitudes et entrer dans son monde où, là, il peut devenir intarissable.
Son univers, son monde, il le partage avec son comparse depuis 45 ans, Philippe Balland, qui est à la fois son ami, son agent, son colocataire, voire son cuisinier. Alain Saintot n’hésite pas à dire de Philippe que sans lui, il ne serait pas ce qu’il est ; « il respecte mes silences qui peuvent durer jusqu’à trois mois… ».
De cette complicité, cette amitié et cette collaboration se dégage une force sereine qui permet de franchir les épreuves de la vie, et Alain en a connu des épreuves, notamment un AVC qui a fait de lui un écrivain sans qu’il s’en aperçoive. C’est grâce à l’équithérapie qu’il a retrouvé la vue, perdue à la suite de cet accident. Dans ce processus de guérison, il se découvre une passion pour les chevaux et éprouve le besoin, dans une démarche thérapeutique, d’écrire. Ainsi, il écrira son premier livre : » Mes amours de chevaux » et c’est avec le succès rencontré par ce livre, sans ambition ni prétention et sans doute par le bien-être procuré par cette écriture salvatrice que naitra un écrivain.
Pour l’heure, Alain Saintot a publié quelque 14 livres en 7 ans et, à chaque nouvelle entrée en écriture, son voisin du dessous et compère, Philippe, sait qu’Alain va entrer dans un nouveau livre, un nouveau monde. Des bruits de déplacement de meubles, de déménagement ou de grand ménage se font entendre, Alain prépare son nouvel univers dans son appartement où seul son fidèle compagnon Rubens, un magnifique lévrier, est autorisé à entrer et séjourner. C’est là qu’une partie du livre verra le jour, l’autre partie sera écrite dans un bungalow en pleine nature, à quelques centimètres de son deuxième fidèle compagnon, son cheval « Monsieur Teaké » qui vient des écuries de la Reine des Pays-Bas !
Très prochainement, notre prolifique auteur vosgien publiera un petit nouveau qui s’intitulera « Ainsi soit-elle »… Mais nous vous en reparlerons.
PM
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Samedi 1er février a eu lieu la remise des prix du concours de nouvelles Fantastiques à la médiathèque intercommunale du Tilleul en présence de la présidente du Festival Anne Villemin et du jury.
Les 7 jurés ont eu fort à faire puisqu’ils ont reçu 92 nouvelles à lire fin décembre en guise de cadeau de Noël, un record. Le jury était composé de la présidente Sylvie Douchain-Richard, professeure de lettres classiques à la Cité scolaire de la Haie Griselle, Baptiste Liger Directeur de rédaction de Lire Magazine, Jérôme Bonnet écrivain, Viviane Regniez lectrice avertie, et 3 professeurs documentalistes : Julian Hazotte, Françoise Creusot, Lætitia Frey Les prix sont répartis en 3 catégories : la catégorie A regroupe les 4e et 3e, la catégorie B va de la 2nde à la Terminale. Quant à la catégorie C, elle est réservée à l’écriture collective, une classe ou un groupe de personnes. Parmi les candidats, beaucoup de locaux mais aussi certains qui viennent de Dreux, Étampes ou Paris.
Sylvie Douchain-Richard a félicité les candidats et les a encouragés à « écrire et faire confiance en donnant à lire » tout en les mettant en garde contre l’intelligence artificielle : « ce qui est intéressant c’est notre imaginaire ». Elle a ensuite expliqué la tâche qui incombe aux membres du jury chaque année : ils se réunissent au Grimoire pour confronter leurs impressions de lecture et chaque texte est « une porte nouvelle empreinte de fantastique ». Il leur a fallu faire face à « un choix et un renoncement » . petite nouveauté, le concours avait cette année comme parrain Jean-Baptiste Del Amo, un écrivain multi primé qui vient de Toulouse. C’est d’ailleurs grâce à un prix du jeune écrivain que sa carrière a été lancée. Pour lui, « la littérature c’est à la fois l’écriture mais aussi un support de partage ».
Le palmarès a ensuite été dévoilé et les lauréats ont reçu un diplôme et des cadeaux dont quelques romans des écrivains présents au Festival :
Pour la catégorie A, le 1er prix revient à Sophie Brizard du collège Pierre et Marie Curie de Neufchâteau avec les mots qui prennent vie . Le 2e prix est décerné à Lucien-Loup Herbin-Begoc du collège Foch de Strasbourg pour Et un vent caressa ma joue et le 3e prix est attribué à Sarah Guittin du collège Gettard à Etampes avec La course d’orientation . Dans la catégorie B c’est Sophanie Geran du lycée Rotrou de Dreux qui remporte le 1er prix avec La nuit des grenades , et pour encourager son texte, le directeur de la rédaction de Lire Magazine Baptiste Liger lui offre de le publier dans sa revue. Le 2e prix est pour Loane Dosch du lycée Jean de Pange de Sarreguemines avec Les mânes égarées . Le 3e prix pour Gaëlle Landais également du Lycée Rotrou de Dreux pour La frontière . Le lycée de Dreux a une section cinéma et les élèves écrivent des nouvelles fantastiques pour pouvoir venir au Festival. Dans la catégorie C, le collège Hubert Curien de Cornimont reçoit le prix d’encouragement pour Etrange rencontre. Et le jury a décidé de remettre le Grand Prix du Jury toutes catégories à Mathis Chevalley du lycée Sturm de Strasbourg pour Enfer, il a déjà remporté des prix en 4e et 3e et le parrain du concours, qui a beaucoup aimé sa nouvelle, l’encourage à écrire de plus longs textes et à publier.
Vous pourrez lire les nouvelles récompensées de ce concours en ligne sur le site du Festival de Gérardmer.
]]>Eloyes – Laetitia Reynders dévoile son 26e livre : Hella
Écrivaine de renom dont les ouvrages s’exportent à l’international, Laetitia Reynders célèbre la sortie de son 26e roman, Hella, publié chez Dklogue Éditions. Une nouvelle plongée dans un univers fantastique où mystères et rébellions s’entrelacent.
Une écrivaine passionnée depuis plus d’une décennie
Si sa carrière a véritablement pris son envol en 2012, c’est en 2005 qu’un premier défi a tout changé. En soumettant une nouvelle à un concours, elle décroche le premier prix et voit son texte publié durant cinq semaines dans un magazine féminin. Ce succès marque le point de départ d’une trajectoire littéraire jalonnée de récompenses et de distinctions. Aujourd’hui, forte de ses 25 ouvrages précédents, elle continue de captiver ses lecteurs avec des récits aussi envoûtants qu’intenses.
Une héroïne hors du commun face à des forces célestes
Avec Hella, Laetitia Reynders revisite à sa manière le mythe de la passeuse d’âmes. Son héroïne, rebelle et intrépide, a pour mission de guider les esprits errants vers le « Grand Escalier », un passage redouté. Mais loin de se conformer aux règles établies, elle les bouscule et remet en question l’ordre céleste. Dans cette quête semée d’embûches, elle croise Samaël, personnage aussi fascinant que dangereux, et se retrouve prise au cœur d’une lutte entre anges et démons.
Les certitudes s’effondrent, les secrets se dévoilent, et Hella s’interroge : à qui peut-elle réellement faire confiance ? La mort elle-même serait-elle une illusion ?
Un récit haletant et une écriture immersive
Avec une plume maîtrisée et un sens du suspense redoutable, Laetitia Reynders entraîne son public dans un tourbillon d’émotions. De rebondissements en révélations, elle sait jouer avec les sentiments de ses lecteurs, les faisant osciller entre émerveillement et frissons. Comme toujours, l’auteure réserve un dénouement saisissant, laissant le lecteur captivé jusqu’à la dernière page.
Avec Hella, Laetitia Reynders confirme une fois de plus son talent et sa place parmi les grandes plumes du fantastique contemporain. Une lecture incontournable pour les amateurs du genre ! Il est à noter que Laetitia Reynders a aussi écrit dans d’autres genres : Thriller, polar, historique, jeunesse et a obtenu de nombreux prix pour la qualité de ses œuvres.
Hella – Laetitia Reynders Dklogue Éditions | ISBN : 9-782901-723097 Prix : 19 €
PM avec le concours et les photos des éditions Dklogue
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Parler du vivant est ma façon de me battre contre sa destruction aveugle par une humanité qui court à sa perte. Certains scient la branche du vivant sur laquelle nous sommes tous assis. Je me dis que plus les gens connaîtront et s’émerveilleront de la nature, de sa beauté, de la magie de son équilibre, plus ils seront sensibles à sa protection. Ainsi, dans Répondre à la nuit, je mets en valeur ceux qui sont à son écoute et transmettent son côté merveilleux, et je dénonce les pratiques délétères (chasse d’espèces protégées, coupes rases de forêts en bonne santé, etc).
Témis est un personnage qui symbolise à mes yeux le lien fusionnel entre la nature humaine et la nature sauvage. Elle se fond dans la forêt, y passe des nuits entières, laisse résonner et raisonner les sons du sauvage dans son corps tout entier. Et elle tatoue des éléments vivants (feuilles/fleurs/insectes) sur des morceaux de peau, la sienne en premier, comme pour accentuer la fusion, se souvenir que nous sommes la nature.
Je me suis beaucoup inspirée de la mythologie, mais je laisse découvrir aux lectrices et aux lecteurs l’origine de son prénom.
Avec ses zones de montagne, ses zones forestières, le massif des Vosges et son département sont particulièrement propices à y ancrer des histoires qui allient les humains et la nature. Nous vivons en lisière de forêt, et je suis au contact du vivant tout au long de l’année. Chevreuils, renards, oiseaux, brame du cerf, font partie de notre vie. J’ai juste envie de le partager. Pourquoi irais-je installer des histoires ailleurs quand ce qui m’entoure me permet de raconter la beauté du monde ?
Et puis, c’est un département qui gagne à être connu.
J.J.
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Fondée en 1825 et reconnue d’utilité publique dès 1829, cette institution a su traverser les époques en restant fidèle à ses objectifs d’origine : la diffusion des savoirs et l’enrichissement intellectuel des habitants du département. Ce samedi après-midi avait lieu la cérémonie d’ouverture de l’année du bicentenaire, à la mairie d’Epinal.
Sous la présidence de Charles Kraemer, à la tête de l’association depuis 2003, cette année de bicentenaire est marquée par une programmation riche et variée. Expositions, conférences, ateliers et autres événements visent à célébrer le rôle essentiel de la Société dans la préservation et la transmission des connaissances. Ces animations mettent également en lumière l’ampleur des travaux réalisés par l’association depuis deux siècles, illustrant sa capacité à s’adapter aux défis de chaque époque.
Dès ses débuts, la Société d’Émulation a misé sur la publication pour partager ses découvertes et encourager l’éducation. En 1827, elle lançait les Connaissances usuelles, un recueil destiné aux habitants des campagnes, regorgeant de notions pratiques fondées sur l’expérience. Deux ans plus tard, en 1829, un Journal trimestriel voyait le jour, rapidement remplacé en 1830 par les Annales, qui restent encore aujourd’hui le pilier éditorial de la Société.
Malgré des interruptions ponctuelles, notamment entre 1830 et 1832 ou encore en 1843, l’association n’a jamais cessé d’innover dans sa manière de diffuser ses travaux. À partir de 1920, un bulletin trimestriel fut ajouté aux Annales, perdurant jusqu’en 1939. Depuis 1988, La Lettre de la Société d’Émulation a pris le relais en tant que feuille de liaison, continuant de renforcer les liens entre les sociétaires.
Avec deux siècles d’histoire derrière elle, la Société d’Émulation des Vosges témoigne d’une résilience remarquable. Au fil du temps, elle a su adapter ses publications et ses activités pour répondre aux besoins de ses membres et aux évolutions de la société. Son rôle dans la diffusion du savoir et le progrès intellectuel reste aujourd’hui un modèle pour de nombreuses institutions similaires.
À travers ces 200 ans, la Société a non seulement contribué à préserver le patrimoine culturel et scientifique des Vosges, mais aussi à enrichir le débat intellectuel local. En cette année de bicentenaire, elle illustre de manière éclatante le bien-fondé de son existence et continue de tracer sa route avec une ambition renouvelée.
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Créée en 2008, cette animation grand public ne cesse de gagner en popularité et se déroulait simultanément dans onze sites, répartis entre la France, la Suisse, et même les Terres australes et antarctiques françaises.
Épinal, déjà habituée à cet événement, a retrouvé l’ambiance conviviale et studieuse propre à ce rendez-vous annuel.
Le texte de la dictée, mêlant humour et défis orthographiques, a été spécialement rédigé par Philippe Dessouliers, fondateur et secrétaire de Belf’Ortho. Ce passionné d’orthographe, lauréat des prestigieux Dicos d’or de Bernard Pivot, est également l’auteur de plusieurs recueils de dictées qui enchantent les amoureux de la langue française.
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