
Photographie : Instagram Valérie Perrin.
Grande nouvelle pour les amateurs de littérature et de cinéma : le roman à succès « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin, née à Remiremont, va être porté à l’écran. C’est le réalisateur Jean-Pierre Jeunet, connu pour des œuvres emblématiques comme Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, qui prendra les commandes de cette adaptation très attendue.
L’auteure elle-même a confirmé cette information sur son compte Instagram, suscitant l’enthousiasme de ses nombreux lecteurs. « J’ai rencontré celle qui incarnera Violette au cinéma. » Mais également : « Et celui qui va la mettre en lumière s’appelle Jean-Pierre JEUNET. »
Violette sera donc interprétée par l’actrice Leïla Bekhti. Le personnage de Violette, à la fois touchant et complexe, a conquis des millions de lecteurs à travers le monde.
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Du vendredi 13 au dimanche 15 décembre
Jean BECKER, l’immense réalisateur (L’été meurtrier, Les enfants du Marais, Dialogue avec mon jardinier, Elisa…)
sera présent à Luxeuil et Remiremont pour un 8ème CLAP extraordinaire!
3 de ses plus grands chef d’oeuvres seront à (re)découvrir.
LE SAVIEZ VOUS ? Il devait réaliser le film LES GRANDES GUEULES avant que Robert ENRICO ne reprenne le projet.
Jean BECKER sera présent à chaque séance
Au programme :
VENDREDI 13 décembre au Cinéma Espace Molière de Luxeuil-Les-Bains
Verre de l’amitié à 20h
20h30 Ouverture du CLAP puis
LES ENFANTS DU MARAIS
(Jacques Villeret, Jacques Gamblin, André Dussollier)
SAMEDI 14 de 15h a 16h30
Echange autour de sa filmographie / Masterclass
à la Mairie de Luxeuil-les-Bains (salle du conseil).
Entrée libre.
SAMEDI 14 à 20h au Cinéma Majestic Remiremont
L’ETE MEURTRIER (Isabelle Adjani, Alain Souchon, Michel Galabru)
BANDE ANNONCE CLIQUEZ ICI
DIMANCHE 15 à 15h au Cinéma Luxeuil Espace Molière
2 JOURS A TUER (Albert Dupontel, Marie-Josée Croze)
Verre de l’amitié offert après le film.
BANDE ANNONCE CLIQUEZ ICI
Au plaisir de vous y croiser
Les bénévoles de l’association PASSION CINEMA
Toutes les infos sur : https://www.facebook.com/passioncinemavosges
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© D.R.
Ti West dans le Grand Est
Rendre hommage à Ti West, c’est d’abord et avant tout célébrer le pur plaisir du cinéma.
Ce sera la joie de se faire peur et de transgresser les codes d’un genre aimé et dévoré avec passion, de faire du cinéma d’horreur le jeu et l’enjeu d’un art à jamais impur et créatif, et de célébrer tous les délices cinéphiliques dont le festival de Gérardmer se régale depuis 31 ans.
Scénariste, monteur, réalisateur, producteur, Ti West est l’artisan d’une œuvre prolifique qui officie depuis quelque vingt ans à la télévision et au cinéma. Deux de ses films, The House of the Devil (2009) et The Sacrament (2013), ont été montrés à Gérardmer, mais c’est sans nul doute sa trilogie (X, Pearl et MaXXXine), co-imaginée avec la comédienne Mia Goth en pleine pandémie de Covid en Nouvelle Zélande, qui le révèle au public français et international. Née au sein de l’écurie de talents américaine A24, cette création affiche une indépendance et une liberté exceptionnelle dans le paysage du cinéma américain contemporain, une jubilation à subvertir et moderniser le genre et à renverser ses codes.
Dans un véritable dédale narratif, Ti West y renverse la logique horrifique du genre tout en respectant sa grammaire, en l’amenant sur un versant plus parodique et esthétique. Il surprend par sa capacité à manier l’horreur et le porno sans obscénité, avec un sens exceptionnel de la narration et de la mise en scène, une exigence méticuleuse du détail et du lyrisme qui s’incarne dans la quête d’un rêve américain aussi labile qu’immuable.
L’amour du cinéma saute aux yeux dans son œuvre : dans la rigueur d’un cadre à la John Ford, l’énergie pop d’un Tarantino et l’humour décapant d’un Sam Raimi, ou encore dans la référence à Hitchcock qui hante chaque motif du vertige et du double sans jamais s’épuiser. Nourri à la Nouvelle Vague et aux films français, au cinéma d’exploitation et aux leçons expérimentales de Kelly Reichardt qui fut son enseignante, Ti West poursuit les voies d’un imaginaire ouvertes par Le Magicien d’Oz, plonge dans les faux-semblants et les miroirs d’Hollywood, et fait du genre le terrain de jeu privilégié de l’expérimentation artistique.
Nul hasard enfin si Lena Dunham (The Innkeepers) ou Greta Gerwig (The House of the Devil), figures étendard d’un nouveau féminisme américain, apparaissent au détour d’une scène. Avec MaXXXine, personnage qui porte l’insolence et l’ambition comme l’arme la plus létale des temps modernes, il modèle, non sans humour, une héroïne qui échappe à ses poursuivants autant qu’à son créateur-réalisateur. Mia Goth, actrice au double rôle dans X, devient également scénariste dans Pearl avant de prendre le pouvoir absolu, celui de productrice dans Maxxxine. La trajectoire de Mia Goth, sorte de Golem mutant qui accède ainsi au statut de serial killeuse et de co-autrice, est l’histoire d’une prise de pouvoir qui redouble l’innovation du geste artistique.
Une manière jubilatoire de révolutionner le genre tout en écrivant sa mythologie et de bouleverser la théorie des auteurs tout en lui tirant sa révérence…
Aude Hesbert
Directrice du festival
Les trois films de sa trilogie X seront proposés au public lors d’une nuit spéciale, ainsi qu’une masterclass avec le cinéaste, animée par Jean-François Rauger (directeur de
la programmation de la Cinémathèque française).
SAVE THE DATE : la billetterie ouvre le vendredi 13 décembre à 13h00.
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