
(Image Les Arts en Déodatie)
Photographie, peinture, sculpture, dessin, graffiti, métiers d’art… avec la présence d’artistes originaires de France, Belgique, Allemagne et Italie, qui exposeront et proposeront à la vente leurs œuvres, cette édition 2025 du festival artistique déodatien s’articule autour du thème « Amour ». Gratuit et ouvert à tous, de 14h à 19h le vendredi, de 10h à 19h le samedi et de 10h à 18h le dimanche, ce neuvième Déod’Art sera rythmé, comme ses prédécesseurs, par des performances, démonstrations et créations sur place.
À maintenant 5 mois jour pour jour de l’inauguration, l’appel à candidatures est lancé. Les inscriptions pour participer au festival sont ouvertes. Les demandes sont à formuler par courriel, via l’adresse asso.lesartsendeodatie@gmail.com, en fournissant des photos ou liens de vos travaux artistiques. La clôture des inscriptions est fixée au dimanche 1er juin.
J.J.
]]>
Alexis Boileau, peintre et photographe bien connu dans les Vosges, est l’invité d’honneur du salon cette année. Gratuite et ouverte à tous, l’exposition se déroulera du samedi 15 au dimanche 30 mars. Les œuvres seront visibles du lundi au samedi, de 13h30 à 17h30, ainsi que le dimanche 30 mars aux mêmes horaires.
Fondé en 1933, le Groupe Artistique Vosgien offre chaque année aux artistes la liberté de partager leur passion avec le public, à travers deux salons déodatiens : l’un consacré à la peinture, l’autre à la sculpture.
Pour suivre l’actualité de l’association : Facebook du GAV
J.J.
]]>
Après un premier opus en 2024 ayant rassemblé près de 2000 spectateurs, « Épinal fait son cinéma », manifestation portée par Image’Est – pôle de l’image en Région Grand Est -, donne rendez-vous au public du 18 au 23 mars 2025 pour une seconde édition dont voici les premiers temps forts.
L’un des évènements majeurs du festival 2025 sera l’hommage rendu au réalisateur, scénariste et producteur Costa Gavras. Maître du thriller politique, cinéaste engagé aimant à décrypter les enjeux de pouvoir, président de la Cinémathèque française,
Costa Gavras a marqué les esprits par deux œuvres fondatrices de sa carrière : Z (Oscar du meilleur film étranger et Prix du jury au Festival de Cannes en 1969) et L’Aveu (1970). Depuis, le cinéaste n’a cessé de tourner (
Missing en 1982, La Main droite du Diable en 1988, Amen en 2002, etc.) et s’apprête à sortir le 12 février prochain un nouveau long métrage intitulé Le Dernier souffle, avec Denis Podalydès, Kad Merad et Marilyne Canto. Il recevra le 28 février prochain un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Dans le cadre de l’hommage que le festival lui rendra, le public pourra découvrir en exclusivité l’épisode 2 de la série « Le Siècle de Costa Gavras » : L’Origine -Un coup de pied au malheur ; série issue d’entretiens menés entre le cinéaste et le journaliste Edwy Plenel qui sera présent à « Épinal fait son cinéma ». En complément, le festival programmera les deux premiers films de Costa Gavras : Compartiments tueurs (1965) et Un Homme de trop (1967).
Après Nicolas Mathieu en 2024, le festival a le plaisir de proposer cette année une carte blanche à Alex Lutz autour d’une demi- douzaine de films choisis par l’artiste. Cette dernière, dont la teneur sera dévoilée ultérieurement, sera présentée par Alex Lutz lui-même lors de l’évènement.
Pour son édition 2025, « Épinal fait son cinéma » projettera sept à neuf films en avant-première dont Le Garçon de Florent Vassault et Zabou Breitman (en leur présence*) et Bergers de Sophie Deraspe. Composante essentielle de l’évènement, les rendez-vous spécialement consacrés au jeune public (dans le cadre scolaire ou familial) comprendront eux aussi trois à quatre avant-premières dont la projection des films Sauvages de Claude Barras (en sa présence*), Ozi, la voix de la forêt de Tim Harper et Ce n’est qu’un au revoir de Guillaume Brac (en sa présence*). Outre ces avant-premières, le festival comptera également la diffusion de plusieurs films récents (parfois inédits à Épinal) comme Ernest Cole, photographe de Raoul Peck (inédit), Le Système Victoria de Sylvain Desclous (en sa présence*), Le Mohican de Frédéric Farrucci (en sa présence*) et Se souvenir d’une ville de Jean-Gabriel Périot (inédit).
Renseignements sur www.epinalfaitsoncinema.com
]]>
De gauche à droite : Pan Yumin, Jean-Benoît Tisserand, Jean Hingray, Aurélien Vacheret et Liu Hongge.
Ce samedi 11 janvier, le musée Charles Friry de Remiremont a officiellement inauguré l’exposition « Céladons de style Song », une plongée dans l’élégance de la céramique chinoise. Cet événement prestigieux s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la ville de Remiremont et la Chine, un lien renforcé par le sénateur Jean Hingray dans la continuité du travail de Christian Poncelet.
L’inauguration a rassemblé des personnalités de premier plan, notamment Pan Yumin, consul général de Chine à Strasbourg, et le directeur du Centre culturel de Chine à Paris, Liu Hongge. Ils étaient entourés de Jean Hingray, sénateur des Vosges, Jean-Benoît Tisserand, maire de Remiremont, et Aurélien Vacheret, conservateur des musées de la ville.
Outre la découverte des œuvres, l’événement offrait une dégustation de thé ainsi qu’une présentation musicale des instruments traditionnels chinois, le guqin et le pipa, invitant les visiteurs à une immersion sensorielle dans la culture chinoise.
Accessible au public jusqu’au 2 février, cette exposition offre une opportunité unique de découvrir un pan méconnu de l’histoire artistique chinoise, tout en célébrant l’amitié franco-chinoise.
Pour le sénateur Jean Hingray, cet événement constitue une étape significative dans la célébration des 60 ans de relations diplomatiques entre la France et la Chine, établies par Charles de Gaulle. Cette exposition s’inscrit également dans une démarche d’ouverture des musées de Remiremont à un public plus large et à des perspectives internationales.
L’exposition « Céladons de style Song » reflète la volonté de Remiremont de s’inscrire dans une dynamique culturelle mondiale tout en valorisant son patrimoine local. Pour les amateurs d’art, d’histoire ou de culture, ce rendez-vous est une invitation à explorer la richesse d’une tradition millénaire.
Rendez-vous au musée Charles Friry avant le 2 février pour plonger dans l’élégance intemporelle des céladons et célébrer, à travers cette exposition, le dialogue entre l’Orient et l’Occident.
]]>Micka et Ben se sont rencontrés de manière totalement fortuite, mais une passion commune pour la photographie les a rapidement rapprochés. Tous deux sont fascinés par l’idée que chaque sujet peut être photographié, et c’est en échangeant qu’ils se sont aperçus qu’ils partageaient un autre intérêt : la découverte de lieux abandonnés dans leur région. C’est ainsi, presque naturellement, qu’ils ont commencé à pratiquer l’exploration urbaine ensemble, une activité connue sous le nom d’urbex.
Depuis environ trois à quatre ans, leur palmarès d’explorations s’est considérablement étoffé, et ils ont déjà découvert une trentaine de bâtiments abandonnés. Mais pour Micka et Ben, l’urbex n’est pas une simple recherche d’adrénaline ou de sensations fortes. Leur approche est avant tout photographique. Leur objectif est de capturer la beauté du temps qui passe et d’immortaliser les traces laissées par le passé. Ils prennent le temps de s’imprégner des lieux, parfois pendant trois heures, cherchant à saisir les détails subtils et à redonner vie à ces endroits oubliés.
L’un des aspects marquants de leur pratique est le respect des lieux. Contrairement à certains explorateurs qui réorganisent le mobilier pour créer des scènes, Micka et Ben laissent chaque objet là où il est. Ils respectent scrupuleusement les règles de l’urbex, notamment celle qui impose de ne rien altérer et de préserver l’histoire du lieu. Chaque exploration est l’occasion pour eux de s’interroger sur le passé du bâtiment et les raisons de son abandon. Leur préférence va aux friches industrielles, qui leur permettent de plonger dans l’histoire du travail ouvrier et de mieux comprendre les conditions de vie d’autrefois.
Bien que moins attirés par l’exploration des habitations, souvent perçue comme un acte voyeuriste, ils admettent que ces lieux évoquent des souvenirs. Certains objets, comme des Mazagrans, les ramènent à l’époque de leurs grands-parents, ajoutant une touche de nostalgie à leur expérience.
Du côté du matériel, Micka et Ben s’équipent d’un appareil photo reflex doté d’un objectif grand angle, essentiel pour capturer la grandeur des lieux abandonnés. Un trépied est également indispensable pour stabiliser l’appareil dans des conditions de faible luminosité. Lorsqu’ils le peuvent, ils utilisent également un drone pour des prises de vue aériennes. Sur le plan personnel, ils s’équipent de lampes frontales pour explorer les lieux souvent plongés dans l’obscurité.
Il est cependant important de noter que l’exploration urbaine n’est pas sans risques, ni sans contraintes légales. L’urbex est une pratique illégale en France, et les deux hommes en sont bien conscients. Les bâtiments qu’ils visitent, souvent abandonnés depuis des décennies, peuvent être fragilisés. Le risque d’effondrement est réel, et Micka et Ben redoublent de vigilance lors de chaque exploration.
Le respect des lieux s’étend également à leur discrétion sur l’emplacement des bâtiments explorés. Dans le milieu de l’urbex, une règle essentielle est de ne jamais divulguer l’emplacement exact d’un site. Cela permet de protéger ces lieux, souvent victimes de vandalisme ou de dégradations. Il n’est pas rare que les deux explorateurs reviennent sur un même lieu après plusieurs mois d’absence, seulement pour constater la disparition progressive du patrimoine local, que ce soit par les actions des casseurs ou les démolitions.
Pour éviter de trahir la localisation des bâtiments, Micka et Ben ne nomment jamais leurs photos avec le nom réel ou urbex du lieu. Ils préfèrent opter pour des titres humoristiques, jouant souvent sur les mots pour donner un second sens à leurs clichés.
Bien que l’urbex puisse réserver des surprises, comme la découverte de lieux squattés, Micka et Ben apprécient les rencontres avec d’autres passionnés. Ces échanges permettent de partager expériences et anecdotes autour d’une passion commune : la redécouverte du passé, un cliché à la fois.
En somme, l’exploration urbaine de Micka et Ben va bien au-delà d’une simple aventure. C’est un hommage au temps, une quête photographique pour capturer l’essence de ces lieux oubliés et en faire des témoins silencieux d’un passé révolu.
Pour suivre leurs aventures sur Instagram : @mickaelthomas88 et @desclicsdeben